La Société Japonaise des Études Camusiennes en 2015

Président : Hiroshi MINO
Trésorier : Hiroki TOURA
Adhérents : 38 (dont 4 étudiants)
Activités : Deux réunions par an au cours desquelles sont présentées plusieurs communications ; publication tous les deux ans de la revue Études camusiennes.

Petite histoire
En mars 1983 à Osaka, un groupe de Japonais, sous l’impulsion d’Hiroshi Mino, fonde la Société des amis de Camus au Kansaï (“Kansai-Camus-Tomono-Kai”). Berceau de la civilisation japonaise, la région du Kansaï englobe Osaka, Kyoto, Kobe, Nara. L’objectif était de resserrer les liens d’amitié parmi les camusiens japonais et d’échanger opinions et informations. En 1984, le groupe prend le nom de Société des études camusiennes au Kansaï et oriente davantage ses activités vers l’étude et la recherche. En 1988, à la demande de Jacqueline Lévi-Valensi, la Société rejoint la SEC, formant ainsi sa section japonaise. Troisième changement de nom en 1989, avec l’abandon de la référence au Kansaï, reflétant ainsi l’adhésion de plus en plus importante de camusiens habitant Tokyo ou d’autres régions du Japon. Finalement, avec l’adoption des nouveaux statuts de la SEC, la Société s’appelle maintenant Société japonaise des études camusiennes (“Nihon Camus Kenkyu-Kai”).
La Société tient deux fois par an, au printemps et en automne, une réunion au cours de laquelle on peut entendre deux communications et un rapport bref des études de chaque participant. Elle est suivie d’une soirée amicale. La réunion du printemps a lieu à Tokyo, celle d’automne en principe à Kyoto, sinon en province.
En 1994, après des années de préparation, la Société a publié le premier numéro de sa revue d’études, bilingue et bisannuelle, Études camusiennes (« Camus Kenkyu »). Cela a été rendu possible grâce à un ami d’Hiroshi Mino, M.Yasuno, directeur d’une maison d’édition à Kyoto, spécialisée dans les livres sur la littérature française. Chaque numéro contient en principe trois articles en japonais avec leur résumé en français et trois articles en français. Le comité de rédaction est composé de Hiroshi Mino, de Philippe Vanney et d’un membre différent pour chaque numéro.
En 2010, l’université Dokkyo, dans le cadre de ses Rencontres internationales annuelles, a organisé, avec la Société, un colloque, « Albert Camus : le sens du présent ». Les actes ont été publiés en 2011 dans le numéro 10 d’Études camusiennes, grâce au soutien financier de l’Ambassade de France. Le numéro 11, en 2013, est un numéro spécial tout aussi volumineux pour le centenaire de la naissance de l’écrivain. Il est introduit par un texte de Roger Grenier. Le centenaire est l’occasion de se pencher sur la réception d’Albert Camus au Japon grâce à un article en version double, japonaise et française, de Tadashi Ito et Hiroshi Mino.
La Société, qui compte actuellement une quarantaine de membres, vient de publier le numéro 12 d’Études camusiennes en mai et organisera sa 60e réunion en décembre 2015. Elle est également présente sur le net avec son site: http://d.hatena.ne.jp/camus.ken/ et un compte tweeter : @CamusJapon.

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