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Buenos Aires, les 30-31 août 2016,

Colloque « Albert Camus et le Siècle d’Or espagnol »

À l’occasion des célébrations autour de la figure de Cervantes (mort en 1616) et le siècle d’Or espagnol, la Société latino-américaine des Études Camusiennes propose de mettre en lumière le côté espagnol de Camus, par son origine maternelle et son affinité d’homme méditerranéen, qui se manifeste en particulier dans son admiration pour Cervantes et le Siècle d’Or.
Nous vous invitons à présenter des projets qui prennent en compte l’influence, chez Camus, des valeurs qui se manifestent dans les œuvres du Siècle d’Or : l’honneur, la vérité, la ténacité, un certain ascétisme, la joie de vivre, les contraires et les extrêmes, etc.
Nous cherchons à souligner l’attrait de Camus pour les formes et les caractéristiques du Théâtre du Siècle d’Or, telles qu’on les voit dans ses adaptations et surtout ses propres réalisations, spécialement en ce qui concerne la mise en scène.
Il s’agira de :
- montrer, dans les écrits de Camus, ce qui est en relation avec Don Quichotte
- rappeler que Camus, depuis sa jeunesse en Algérie, traduisit, adapta et mit en scène des œuvres du théâtre espagnol, en participant à la revue Rivages qui publiait des auteurs espagnols. Rappeler son amitié avec l’écrivain d’origine espagnole Emmanuel Roblès, sa collaboration avec Edmond Charlot à la librairie « Les Vraies Richesses ». En France, il adapta Le Chevalier d’Olmedo de Lope de Vega et La Dévotion à la croix de Calderón ; il projetait d’écrire un Don Juan. Ce n’est pas en vain que lui-même a dit : « Par le sang, l’Espagne est ma seconde patrie ».

Nous recevrons les propositions entre le 1er mars et le 30 mai 2016, et les travaux complets jusqu’au 30 juillet.
Nous demandons la présentation suivante :
Police : Times New Roman, en 12 dans les deux cas
Propositions : 200 mots maximum avec présentation de l’auteur : nom, adresse mail, CV minimum
Travaux : 10 pages en A4, espace 1,5
Envoyer à : inescassagne@uolsinectis.com.ar et camuslatinoamerica@gmail.com

Le colloque, avec le soutien de l’Institut des Sciences de l’Imaginaire (Académie des Sciences de Buenos Aires) se déroulera à l’Alliance Française de Buenos Aires, 946 av Cordoba.

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Journées d’études de Sfax, les 17 et 18 octobre 2016,

« L’écriture théâtrale dans les récits d’Albert Camus »

Université de Sfax – Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Unité de Recherche en Littérature, Discours et Civilisation (URLDC)

« Bien qu’il ne figure pas dans la liste des « écrivains scéniques » patentés – Beckett, Vauthier, Genet –, Albert Camus est l’un des dramaturges à s’être plongés avec le plus de joie dans la réalité du monde du spectacle, scène et coulisses : auteur, adaptateur, acteur, metteur en scène, directeur de troupe et de festival, il est un homme-orchestre du théâtre », souligne Benoît Barut . Camus affirmait dans une interview qu’il avait une passion pour le théâtre et que c’est le seul lieu du monde où il se sentait heureux. Il exploitait même dans ses romans et nouvelles l’efficacité dramatique de la prise de parole directe des personnages, du temps et de l’espace scénique… Cette caractéristique de l’art camusien a retenu d’ailleurs l’attention de certains critiques. Pour Raymond Gay-Crosier, « [la théâtralité] de Camus se situe moins sur le plan dramatique que celui de la rhétorique ». Laurent Mailhot souligne la présence « d’un intertexte dramatique et tragique, des confrontations sur tous les plans, les difficultés de l’amour et du dialogue ». Mais ces caractéristiques tiennent-elles suffisamment compte de l’écriture théâtrale d’un romancier comme Albert Camus? Ses textes ne contiennent-ils pas en germe leur théâtralité et mettent en lumière leur « hybridité » ?
Le traitement de l’espace dans certaines nouvelles comme « Jonas », le discours des personnages comme le Renégat ou le prêche de Paneloux, l’univers axiologique de Clamence, le métadiscours qui s’apparente à une didascalie … sont autant de traces de l’appropriation du théâtre et de son insertion dans la trame du récit
Nous voulons nous interroger dans ces journées d’études sur la spécificité du discours théâtral de Camus dans ses récits. Nous pouvons nous demander si le mode de représentation mimétique est une force d’unification et d’homogénéisation des récits ou une force de déstabilisation et d’éclatement de l’univers romanesque. Pourquoi Camus éprouve-t-il le besoin d’emprunter au théâtre certains procédés qu’il exploite dans ses nouvelles et ses romans ? Quel est l’impact de l’écriture théâtrale sur le discours narratif et sur les lecteurs ? Le théâtral n’est-il pas la marque d’ironie du narrateur signalant la distance de Camus par rapport à ses personnages ?

Nous aimerions favoriser une approche poétique et stylistique. Nous proposerions quelques axes de réflexion à titre indicatif :
- Le discours théâtral et le discours narratif chez Camus
- Les manifestations du théâtral dans les textes narratifs de Camus.
- Stylistique du discours théâtral dans les récits de Camus
- Théâtralité et hybride dans les récits de Camus
- Espace, temps, théâtre et théâtralité

Comité scientifique : Guy Basset, Christiane Chaulet- Achour, Pierre Garrigues, Jeanyves Guérin, Martine Mathieu-Job, Hélène Rufat, Jean Sarocchi, Vincent Siano, Agnès Spiquel, Mustapha Trabelsi.
Comité d’organisation : Leila Euchi, Mariem Ahmed, Faycal Mezhoudi, Marwa Abid, Mouna Sassi, Lamia Riahi.

Les titres et résumés des communications, d’environ une demi-page, accompagnés d’une notice biographique sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 30 juin 2016 à :
laila.euchi@yahoo.com

Calendrier :
30 juin 2016 : Réception des propositions de communication
30 juillet 2016 : Notification aux auteurs
17-18 octobre 2016 : journées d’étude
juin 2017 : publication
Responsables : Laila Euchi et Mustapha Trabelsi

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Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, du 21 avril 2016 au 24 mai 2016,

Exposition : « Les choix de Pierre Leroy, livres et manuscrits »

Après Pierre Bergé et Jean Bonna, l’Arsenal consacre une exposition au collectionneur et bibliophile Pierre Leroy. Il y a toutes sortes de collectionneurs. Mais Pierre Leroy appartient à la catégorie du collectionneur aventurier, qui vit la relation avec chacun de ses choix comme s’ils devaient l’engager tout entier dans une aventure vécue. Ainsi, cet extraordinaire lecteur a décidé naguère de partir quelques mois sur les traces de Rimbaud en Afrique suite à l’achat des photographies du séjour du poète en Abyssinie. Avec les deux axes majeurs de l’exposition, consacrés à Sade et à Camus, c’est un autre volet de cette collection-portrait que l’exposition dévoile : le connaisseur du Siècle des lumières (dont les lettres patentes du roi en pleine tourmente révolutionnaire) et le lecteur, admirateur par- delà le temps, de Camus.
Une des deux salles est entièrement consacrée à Camus et contient des documents tout à fait passionnants et très rares (uniques) appartenant à cette collection : dédicaces, éditions originales, lettres, manuscrits.

Bibliothèque de l’Arsenal, 1, rue Sully Paris 4eme
Téléphone : 33(0)1 53 79 39 39
Exposition du mardi au dimanche 12h-19h
Fermeture à 17h30 et dernière entrée à 17h les jeudi 12, mardi 17 et mardi 24 mai.

Sur le même site, la bibliothèque propose trois soirées Camus :

- jeudi 12 mai, 18h30-20h00
« Pourquoi lire Camus aujourd’hui » avec Pierre Leroy et Daniel Rondeau

- mardi 17 mai, 18h30-20h00
Lectures de textes par Pierre Leroy et Kaouther Adimi, auteure

- mardi 24 mai, 18h30-20h00
« La pensée de Camus : le retour de la philosophie idéaliste ? » par Bernard-Henri Lévy

Bibliothèque de l’Arsenal 1, rue de Sully – Paris 4e
entrée libre sur réservation obligatoire au 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

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APPEL A COMMUNICATION
« Albert Camus et les vertiges du sacré » (20-21 octobre 2016)

Présentation :

En définissant le numineux par l’alliance de la terreur et du sens révérenciel du mystère[1], Rudolf Otto mettait l’accent sur l’ambivalence constitutive du sacré. Cette ambivalence se retrouve chez Camus : l’esprit de révolte réplique à l’idée d’un écrasement de l’homme par des forces qui le débordent, mais l’œuvre n’ignore pas la fascination de ce débordement, même si le discours qui l’accompagne le maintient résolument hors de la sphère du surnaturel. À première lecture, il semble que le rejet du sacré et de sa puissance d’écrasement se concentre dans la critique de l’esprit religieux et de ses transferts dans la sphère politique, tandis qu’une ivresse aux tonalités sacrées trouve pour terrain d’élection le chant de l’extase cosmique. La sacralisation du politique, autrement dit, susciterait une transcendance illusoire mais incarnée dans les figures bien réelles du césarisme et génératrice de dévouements aveugles et sanglants ; la sacralisation panthéiste des ivresses cosmiques cristalliserait en revanche les aspects bénéfiques d’une dilatation de l’être dans la lumière., qui participe de cette recherche constante de l’unité.
À bien y regarder cependant, la distinction entre un sacré pervers et un sacré dynamisant est plus complexe, contestant leur distribution en des sphères nettement délimitées. Camus n’ignore certes pas la grandeur ni la fécondité du don de soi, sacrificiel, à une cause et surtout à une communauté combattante, pas plus qu’il n’édulcore la violence brutale qui traverse l’accord aux forces cosmiques et les abandons euphoriques à la vie, l’ « affreuse et adorable vie » du Premier Homme. De surcroît, il semble que du sacré lui-même jaillisse le sens de la limite, le principe de mesure qui contrecarrent ses propres égarements : aux fureurs politiques et terroristes, la terreur révérencielle du sang versé oppose des interdits puissants, laissant entendre que la victoire de l’esprit de mesure est à chercher du côté d’un assainissement ou d’une réorientation du sens du sacré, plutôt que de son étouffement. Et il est assez visible que cette réorientation prend pour horizon un respect de l’homme qui attire de façon frappante le vocabulaire et les images du sacré lorsqu’il ose se nommer amour – dans l’approche, en particulier, du mystère douloureux de la figure maternelle. Au-delà (ou à cause) de cette figure tutélaire, chaque vie humaine semble revêtir un caractère sacré qui ne paraît pas négociable.
C’est donc l’articulation complexe et évolutive, au fil de l’œuvre, des représentations positives et négatives du sacré qu’il conviendra d’examiner.

Quelques pistes :
Une réflexion sur le sacré camusien conduit nécessairement à s’interroger sur sa relation à des notions apparentées, celle de transcendance, celle de mystique, ou encore de mystère
Le rejet du surnaturel, tout d’abord, semble contradictoire avec la définition même du numineux, qui postule l’intuition d’une réalité « tout autre », irréductible à l’ordre de l’humain et à celui du cosmos. Mais la définition phénoménologique de la transcendance, qui renvoie à l’approche d’une réalité extérieure à la conscience, peut offrir une voie d’accès à la pensée d’une transcendance inscrite dans l’ordre même de l’humain et de la relation interhumaine – les travaux de Levinas sur le désir dit métaphysique peuvent être éclairants à ce sujet[2].
Quant aux interrogations que soulève l’expression d’un sens du sacré dans un rapport au cosmos récusant tout autre perspective que l’immanence de la condition terrestre, elles peuvent être stimulées par les tentatives de définition d’une mystique « sauvage », au fil du siècle écoulé, depuis l’évocation par Romain Rolland d’un sentiment océanique jusqu’au livre récent de Michel Hulin[3] qui dégage les traits communs d’ « extases laïques », extérieures à un cadre religieux prédéfini et accompagnées de l’impression d’accéder au mystère du monde dans une forme de connaissance par participation.
C’est dans un cadre, par essence fugitif, qu’est reçue l’expérience du sacré ; cette temporalité particulière en elle-même pourra se révéler une source féconde de réflexions et d’analyses.
Il conviendra également d’être attentif à la contextualisation de la sensibilité de Camus aux ambivalences du sacré : la genèse de cette sensibilité dans les premiers textes[4] , l’ancrage de ses réflexions et de sa création, romanesque et théâtrale, dans l’actualité convulsive du xxe siècle, ainsi que le déploiement dans son œuvre d’une vision de l’histoire invitent à aborder le problème de l’intrication de la violence et du sacré, dans sa double dimension historique et anthropologique.
Au cours des années cinquante, Camus, las des projets démonstratifs, souhaite envisager nouvellement la création ; les fragments des Carnets, dans cette période, témoigne des interrogations profondes qui animent alors l’écrivain au sujet du processus de l’écriture. Pourquoi écrire ? Comment écrire ? Le surgissement de l’œuvre littéraire s’apparente-t-il à une manifestation du sacré ?
À toutes ces questions se coordonnera l’analyse de la poétique du sacré dans l’œuvre camusienne :
Il peut être pertinent de considérer les formes que revêt cette relation (transcription scripturale) du sacré. Comment qualifier la mise en texte, la mise en scène du sacré? Existent-ils des protagonistes, des figures du sacré ?
Comment ne pas évoquer aussi le recours aux mythes – terrain privilégié de rencontre entre l’approche anthropologique et l’approche poétique. Si en effet, par définition, l’expérience affective du numineux échappe à l’ordre de la rationalité et de l’éthique, quelles que soient les considérations secondes qui peuvent la ressaisir, elle sollicite l’approche par une pensée symbolique, qui en recueille les ambivalences et les obscurités. Or Camus ne se prive pas de puiser dans l’héritage de récits sacrés charriés au confluent des sources grecques et bibliques : le travail par lequel l’imagination poétique réactive la productivité symbolique qui les a engendrés méritera d’être observé, ainsi que le dialogue qu’il entretient avec l’effort de conceptualisation mené dans les essais philosophiques.
Enfin, ces analyses peuvent conduire à la reconsidération, par le biais du sacré, des influences avérées qu’imprimèrent sur Camus les présocratiques ou bien des romanciers admirés, tels Melville, Tolstoï ou encore Dostoïevski…

[1] Voir Rudolf Otto, Le Sacré (1917), Payot, coll. Petite Bibliothèque, 1995.
[2] Voir Emmanuel Levinas, Totalité et infini. Essai sur l’extériorité, La Haye, Nijhoff, 1961 ; Le Livre de Poche, 1990.
[3] Voir Michel Hulin, La Mystique sauvage. Aux antipodes de l’esprit (1993), 2eédition PUF, coll. Quadrige, 2014.
[4] Voir Jacqueline Levi-Valensi, Albert Camus ou La naissance d’un romancier: (1930-1942), Gallimard 2006.

COMITE SCIENTIFIQUE :
• Antoine Garapon, Magistrat, Secrétaire général de I’Institut des Hautes Études sur la Justice.
• Raymond Gay-Crosier, Professeur émérite de Littérature française (University of Florida, États-Unis).
• Hiroshi Mino, Professeur de Littérature française (Faculté des Lettres de l’Université de Nara-joshi, Japon), Vice-Président de la Société des Études Camusiennes.
• Pierre-Louis Rey, Professeur émérite de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).
• Alain Schaffner, Professeur de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).
• Agnès Spiquel, Professeur émérite de Littérature française (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), Présidente de la Société des Études Camusiennes.

ORGANISATRICES :
Carole AUROY, Professeur de littérature française à l’université d’Angers
Anne PROUTEAU, Maître de conférences à l’Université catholique de l’ouest (Angers)

Merci d’envoyer votre proposition de communication avant le 30 mars 2016 aux adresses suivantes :
carole.auroy@univ-angers.fr
anne.prouteau@uco.fr

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Paris, Université Sorbonne Nouvelle, Appel à contribution

Pour un colloque international : « Figures et figurations des terroristes : enjeux postcoloniaux » les 23 et 24 Mars 2017

Organisateurs : Elara Bertho, Catherine Brun, Xavier Garnier

Date limite d’envoi des propositions : jeudi 30 juin 2016

L’ère du terrorisme global dans laquelle nous sommes entrés a mis en scène de redoutables figures publiques dont le potentiel de fascination reste à interroger. Les T-shirts à l’effigie de Ben Laden se portaient très couramment en Afrique subsaharienne dans les années 2000, après les événements du 11 septembre, comme si la charge sulfureuse de ce personnage avait été aussitôt assimilée et neutralisée par le corps social. Cette nouvelle configuration des réseaux d’appartenances à l’échelle mondiale autour des actes terroristes n’est sans doute pas étrangère aux enjeux potscoloniaux du monde contemporain et à la façon dont les logiques impériales perturbent les identités et les jeux d’identifications. Nous proposons d’interroger dans ce colloque la pertinence de la dimension potscoloniale du terrorisme mondialisé.

Dans Les Bannières de la révolte, l’historien Benedict Anderson montre comment la résistance des colonisés à la fin du XIXe a pu faire corps avec l’anarchisme européen et ses modes opératoires. L’Agent secret [1906] de Joseph Conrad a souvent été lu à l’aune de la crise que traverse l’empire colonial britannique au tournant du siècle. La préface de Sartre aux Damnés de la terre de Frantz Fanon a durablement orienté une lecture de cet ouvrage, et en particulier les chapitres sur la violence, dans le sens d’une apologie du terrorisme. Enfin, on pourrait multiplier les exemples d’auteurs issus aussi bien de ce qu’Achille Mbembe appelle la postcolonie, que des anciennes puissances coloniales, posant directement la question du terrorisme dans leurs œuvres. Comment interroger la figure du terroriste dans l’histoire coloniale et postcoloniale ? Quels usages sont faits d’une telle figure ? Pour servir quels états d’urgence ? Comment traite-t-on cette menace absolue, potentiellement dissimulée sous les traits du colonisé ou du migrant, depuis les conquêtes coloniales jusqu’à nos jours ? Le fait-on de la même façon ici et là ?

Parce que la controverse, notamment juridique, sur la définition du terrorisme reste ouverte, et que l’accusation de terrorisme est toujours réversible, la question des modalités de figuration du terroriste est importante. La lecture des textes littéraires est susceptible de nous aider à comprendre ces processus, qui semblent échapper aux définitions traditionnelles du personnage. Tout se passe comme si la « terreur » que provoquent les actes terroristes communiquait une énergie noire à ces figures, qui se réclament d’elle et y trouve leur tension. Comment dire ces figures spectrales, nées d’un acte de terreur, qui hantent les textes et les imaginaires ? Comment les fictions peuvent-elles mettre en mots le devenir-terroriste d’un personnage ? Quels pouvoirs imageants sont conférés à ces figures de terroristes, dont les noms inquiètent autant qu’ils fascinent ? Quelle(s) voix leur prête-t-on ? Quelle énergie cette fascination mortifère met-elle en jeu ? Si, comme on le dit souvent, la radicalisation précède la conversion idéologique, la figure du terroriste n’est-elle pas un élément-clé de cette opération ?

Parce que le monde postcolonial est un champ de forces toujours instable, le corpus littéraire qui s’y rattache abonde en personnages radicaux, nourris de violence, dont la configuration textuelle n’est pas étrangère aux représentations médiatiques de la figure du terroriste. L’analyse littéraire des processus de figuration du terroriste est un enjeu politique important du monde contemporain, notamment pour éviter que ne prospèrent dans les médias de masse les instrumentalisations abusives.

Les propositions de communication (titre, résumé de 400 mots environ) accompagnées d’un court CV sont à adresser au plus tard le 30 juin 2016, aux adresses suivantes:
catherine.brun@univ-­‐paris3.fr,
elara.bertho@gmail.com,
xavier.garnier@wanadoo.fr.

Comité scientifique : Catherine Coquio (Paris Diderot), Dominique Combe (Ens Ulm), Jane Hiddleston (Oxford University), François Zabbal (Institut du Monde Arabe)

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Paris, comédieNation

Les jeudis 21 et 28 avril à 20h et vendredi 29 et samedi 30 Avril à 21h,

Les Justes d’Albert Camus par Le Collectif du 21

Mise en scène : Allen Parnell et Katia Paroux

Comédie Nation, 77, rue de Montreuil – Paris 11è

Contact et réservations :
Par téléphone 09 52 44 06 57 du Mardi au Vendredi de 10h à 12h et 13h à 18h
contact@comedienation.fr

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Paris, Petit Théâtre de Naples,

Du 23 avril au 12 juin 2016
Les Mercredis, vendredis et samedis à 20h
Les dimanches 24 avril, 22 mai et 12 juin à 15h

Les Justes d’Albert Camus par la compagnie Icare

Petit Théâtre de Naples, 22, rue de Naples, Paris 8è
Contact et réservation : http://compagnieicare.free.fr

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Cavaillon le 25 mars à 20h30

La Garance, scène nationale de Cavaillon, présente :

L’Étranger

Univers sonore et théâtre pour une adaptation de Camus, portée par Pierre-Jean Peters – Zibeline

Accueillie en partenariat avec la scène jazz et musique improvisée L’Ajmi, la pièce adaptée de l’œuvre d’Albert Camus par Olivier Malrieu, est portée par le comédien metteur en scène Pierre-Jean Peters, qui voue une véritable passion à l’auteur iconique. Pour ce 2e opus, sous-titré Réminiscences #2, l’univers sonore, jazz, rock, lyrique, poétique… dirigé par Guillaume Séguron se mêlera à la dramaturgie et au théâtre pour emmener « la réflexion sur le son et la relation intime que nous entretenons avec la lecture ».

La Garance, Cavaillon
Scène nationale de Cavaillon, rue du Languedoc, Cavaillon
Tél : 04 90 78 64 64 www.lagarance.com

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Agrégation Lettres Modernes – Littérature comparée
« Inspirations méditérranéennes. Aspects de l’essai au XXe siècle. »

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE AUTOUR DE NOCES ET L’ÉTÉ D’ALBERT CAMUS

I. OUVRAGES (OU PARTIES D’OUVRAGES) SUR NOCES ET/OU L’ÉTÉ

Analyses et réflexions sur Albert Camus Noces, collectif, Maryse Adam-Maillet, Paul-Laurent Assoun,… Michel Bernier, Paris, Ellipses, « Expérience du présent », 1998. Expériences du présent : « La pensée et le mouvant », Henri Bergson, « Noces », Albert Camus,

« Les grands chemins », Jean Giono / Jacques Dubucs, Mikaël Cozic, Sophie-Aude Picon, Denis Labouret, sous la direction de Marie-Christine Bellosta, Paris, Belin, 1998.

L’épreuve littéraire : expériences du présent : Camus, « Noces », Giono, « Les grands chemins », Bergson, « La pensée et le mouvant », par Geneviève Bussac,… Hervé Duchêne,… Jacques Gaudier,… Alexandre Tomadakis,…, sous la direction de Hervé Duchêne, Rosny-sous-Bois,Bréal, 1998.

BROWN, James W. « Sensing », « seeing » and « saying » in Camus’s Noces : a Meditative Essay, Amsterdam et New York, Rodopi, 2004.

GRENIER, Roger. « Noces », « L’Été », Albert Camus soleil et ombre, Paris, Gallimard, coll. « Folio, n°2286, 1987, p. 65-72 et p. 283-290.

SANTERRE, Jean-Paul. Leçon littéraire sur « Noces » d’Albert Camus, Paris, Presses universitaires de France, 1998.

WEIS, Marcia. The Lyrical Essays of Albert Camus : « Une longue fidélité », Ottawa, ÉditionsNaaman, 1976.

II. ARTICLES, NOTICES, COMPTE-RENDUS AUTOUR DE NOCES ET/OU L’ÉTÉ

ABDELKRIM, Zedjiga. « Noces : Notice » in CAMUS Albert, OEuvres complètes, I, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2006, p. 1227-1233.

ABDELKRIM, Zedjiga. « L’écrivain et la Méditerranée », Bulletin de la Société des études camusiennes, n° 87, mai 2009, p. 8-13. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

ALPER, Ayse, « Noces et L’Eté : Un aspect négligé de la pensée camusienne. », Littera 26, Juin 2010, p. 31-38.

BASSET, Guy. « Respirer à fond la Méditerranée. J. Grenier / A. Camus » (à propos du colloque de Rome « Inspirazioni mediterranee », 13 avril 2006), Bulletin de la Société des études camusiennes, n°78, mai 2006, p. 31-38. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

BLONDEAU, Marie-Thérèse. Compte rendu du colloque « Albert Camus et Jean Grenier : la chance de trouver un maître », Bulletin de la Société des études camusiennes, Gênes, 24 janvier 2005, n°75, mai 2005, p. 13-17. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

FROMILHAGUE, Catherine. « Inspirations méditerranéennes. Le paysage et son double dans Noces et L’Eté », Albert Camus, l’histoire d’un style, sous la direction d’Anne-Marie Paillet, Academia / L’ Harmattan, 2013, p. 173-188.

GUÉRIN, Jeanyves. « Essai », Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 271-273.

JACCOTTET, Philippe. « Le dernier livre de Camus », Écrits pour papier journal, Paris, Gallimard, 1994.

LUND, Hans Peter. « L’Été de Camus, un recueil de mythes », Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte 34, 2010, p. 375-386.

MATHIEU-JOB, Martine. « L’Été », Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 286-287.

MONTE, Michèle. « Sobriété et profusion: une rhétorique du paysage dans Noces et L’Été d’Albert Camus », Mont-de-Marsan, Babel, 7, 2003, p. 230-254. URL : http://babel.revues.org/1418

QUILLIOT, Roger, « L’Été : Notice » in CAMUS Albert, Essais, Paris, Éditions Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, p. 1817-1828.

QUILLIOT, Roger, « Noces : Notice » in CAMUS Albert, Essais, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, p. 1332-1335.

REY, Pierre-Louis, « Noces ». Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 616-620.

REY, Pierre-Louis. « L’Été : Notice » in CAMUS Albert, OEuvres complètes, III, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2008, p. 1320-1333.

REY, Pierre-Louis « L’Été, variations sur un thème solaire », Présence d’Albert Camus, Aurillac, SEC, n°6, 2014, p. 34-51.

III. TRAVAUX UNIVERSITAIRES CONSACRÉS À NOCES ET/OU À L’ÉTÉ (THÈSE,MÉMOIRE DE MAÎTRISE OU DE MASTER).

ABOUT, Gaëlle. Le bonheur dyonisiaque dans les premiers textes de Camus : « L’Envers etl’endroit, Noces, La mort heureuse, L’Été », 1981, Mémoire de maîtrise, Lettres modernes, Dijon, 1981.

CARALP, Hélène. Thématique de la lumière : étude de vocabulaire de « Noces » et « L’Été » d’Albert Camus, 1975, Thèse de troisième cycle, Lettres, Nice. 1974, sous la direction de Pierre Guiraud.

CHOBERT, Anouck. Le lyrisme et le monde dans « Noces » et « L’Eté » d’Albert Camus, Mémoire de maîtrise, Lettres modernes, Lyon 2, 2003, sous la direction de Jean-François Louette.

LUNAAS HOLT. Lise Marie, Camus et l’essai. Une lecture de « Noces » et « L’Été », Mémoire de Master, Département des langues étrangères, Université de Bergen, Mai 2013, sous la direction de Christophe Pradeau. URL : https://bora.uib.no/bitstream/handle/1956/6728/106843412.pdf? sequence=1

IV. OUVRAGES (OU PARTIES D’OUVRAGES) COMPLÉMENTAIRES

AUDISIO, Gabriel. Jeunesse de la Méditerranée, Gallimard [1935], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

AUDISIO, Gabriel. Jeunesse de la Méditerranée II. Sel de la Mer, Gallimard [1936], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

AUDISIO, Gabriel. Ulysse ou l’intelligence, Gallimard [1945], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

GRENIER Jean. Inspirations méditerranéennes [1940], Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire », n°384, 1998.

GRENIER Jean. Les Îles (préface d’Albert Camus) [1933], Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire », n°11,1977.

VALÉRY Paul. « Inspirations méditerranéennes », Variété, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1968.

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