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Colloque « Albert Camus et la poésie »
les 28, 29 et 30 septembre 2018
à La Saline royale d’Arc-et-Senans
organisé par Danièle Leclair et Alexis Lager avec la collaboration d’Agnès Spiquel,
en partenariat avec La Saline royale

« Le chant plus intérieur qu’on vient chercher ici, j’en sens déjà les premiers accords au fond de cette nuit italienne.» (Albert Camus, « Le Désert », Noces)
« La poésie est l’éternel aliment. Il faut lui confier la garde des secrets. » (Albert Camus, Carnets)

Artiste protéiforme, romancier, nouvelliste, dramaturge, essayiste, mais aussi directeur de revues, journaliste, éditeur…, Camus est un écrivain aux multiples visages que de nombreuses publications viennent régulièrement éclairer. Depuis une dizaine d’années, la parution successive des correspondances d’Albert Camus avec Jean Sénac (Paris-Méditerranée, 2004), René Char (Gallimard, 2007), Francis Ponge (Gallimard, 2013) et la réédition de La Postérité du soleil (Gallimard, 2009) ont particulièrement mis en avant le rapport de Camus à la poésie.
Très tôt en effet, Camus s’est intéressé à la poésie : dès sa jeunesse, il a écrit et publié des poèmes et des critiques sur des poètes[1]. En outre, sa formation classique lui permet de lire aussi bien les auteurs grecs et latins, Homère, Eschyle et Virgile, que Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et Valéry ainsi que les poètes surréalistes. Et cet intérêt pour la poésie perdure toute sa vie : ainsi, il sera l’un des premiers lecteurs de Ponge et publiera dans la collection « Espoir » Feuillets d’Hypnos de Char, poète avec qui il entretiendra une amitié indéfectible. Par ailleurs, il ne craint pas d’expliciter ses choix dans L’Homme révolté et notera encore plus tard, dans ses Carnets : « [La] poésie est l’éternel aliment. Il faut lui confier la garde des secrets[2] ».

Mais sa propre pratique de la poésie reste à interroger. L’écriture des Carnets comme sa collaboration avec Char autour des photographies de La Postérité du soleil témoignent que l’aspiration à l’écriture poétique demeure vivante parallèlement à ses autres écrits. La présence, dans son œuvre, de textes qui relèvent de la prose poétique, mais aussi de nombreux passages poétiques au sein de textes argumentatifs, philosophiques, romanesques[3] ou dramatiques… incite à étudier plus précisément ce mode d’écriture, qui, chez lui, se joue des cloisonnements génériques habituels : rappelons par exemple qu’il crée à Alger en 1941 une collection intitulée « Poésie et théâtre[4] ».
Les exégètes de Camus mettent aussi l’accent sur sa « philosophie sensible[5] », sa pensée au plus près du réel et de l’émotion, en particulier dans Noces. « On ne pense que par images[6] », écrivait Camus lui-même, et c’est ce qu’il aimait notamment chez Char : « au centre du Poème pulvérisé, […] se tient un foyer mystérieux autour duquel tournent inlassablement des torrents d’images chaleureuses. C’est pourquoi cette poésie nous comble si exactement.[7] »

Axes du colloque

I. Camus et les poètes
Cette partie du colloque mettra en regard les poètes lus par Camus et ceux qui le lisent. Qu’ils soient contemporains de l’auteur ou non, quels sont les poètes lus et analysés par l’auteur de Noces ? Les poètes aimés et ceux dont il se détache ? ceux avec lesquels il dialogue et ceux qu’il critique[8] ? Ses choix poétiques et ses prises de position sur tel ou tel poète feront ici l’objet d’analyses, que pourront compléter des études d’intertextualité où l’on suivra dans les textes camusiens la trace d’œuvres poétiques nourricières[9]. Il conviendrait également d’étudier le rôle éditorial joué par Camus dans la publication des poètes, aussi bien chez Charlot que chez Gallimard. Les représentations de la figure du poète dans les œuvres de Camus (Caligula, Les Justes, L’Homme révolté en particulier) pourraient aussi être analysées.
Un second volet s’intéressera à la réception de Camus par les poètes de son temps et du nôtre. De Jean Sénac à Claude Vigée, de nombreux poètes revendiquent Camus comme une source d’inspiration et d’écriture. Dans quelle mesure la lecture de son œuvre a-t-elle été déterminante pour l’édification de la leur ? Plus largement, comment l’œuvre de Camus a-t-elle été perçue par ses lecteurs-poètes, en France et à l’étranger ? En quoi ceux-ci ont-ils pu trouver dans l’œuvre camusienne un écho à leur propre démarche poétique ?
Une table ronde réunissant plusieurs poètes prolongera la réflexion sur cette réception de Camus.

II. L’écriture poétique de Camus
Un colloque, organisé en 1996 à Beauvais par Jacqueline Lévi-Valensi et Agnès Spiquel, s’était déjà penché sur la question du lyrisme dans l’œuvre de Camus[10], abordant la notion sous divers angles complémentaires. Récemment, une journée d’études, « Camus : l’histoire d’un style » (Paris, 2012) et deux colloques, « Camus l’artiste » (Cerisy, 2013) et « Camus et les vertiges du sacré » (Angers, 2016) ont évoqué à travers quelques communications[11] la question du poétique dans l’œuvre de Camus.
Pour aller plus loin, nous nous demanderons si l’on peut parler d’une écriture poétique de Camus. Si oui, comment la caractériser et en montrer la spécificité ? Comment dépasse-t-elle les catégories de genre ? Qu’apporte-t-elle à l’ensemble de l’œuvre et aux fictions ou essais dans lesquels elle prend place ? Si non, en quoi demeure-t-elle un « cheminement vers le poème », une prose qui « [tourne] autour de la poésie sans l’atteindre », comme l’écrit Philippe Jaccottet[12] ?
Une étude stylistique très précise des descriptions de paysages dans Noces et L’Été, réalisée par Michèle Monte[13], a mis en lumière les modalités du « lyrisme paradoxal » de Camus, d’un côté lyrisme impersonnel ou objectif, caractérisé par le dépouillement syntaxique et lexical, de l’autre, personnification de paysages marqués par l’intensité, qui imposent à l’homme leur énergie propre, l’attirent à eux dans une union sensuelle : « célébration dépouillée et vibrante d’une osmose paradoxale entre un paysage excédant l’homme et un homme se dépouillant de sa « supériorité » discursive pour mieux accueillir cet excès[14]. »
On interrogera donc la façon dont la poésie traverse l’œuvre de Camus, quelle que soit la nature du texte, en s’appuyant notamment sur les travaux des théoriciens des études de genre[15], du poème comme « rythme[16] », de la poésie comme « parole singulière[17] » ou « énonciation lyrique[18] », ou encore sur les études de géographie littéraire ou de géo-poétique[19] qui analysent dans la poésie le rapport du sujet au monde naturel.
Peut-on découvrir chez Camus une « matière » poétique privilégiée ? Par quel type d’énonciation s’impose-t-elle ? Quelle voix l’écrivain nous fait-il alors entendre ? Comment les figures de rhétorique, les « images » chères à Camus, imposent-elles leur force de transformation ? Quels rapports tissent-elles entre le sujet et le monde ?

Ce colloque se propose de rapprocher et de faire dialoguer ces diverses approches afin de faire apparaître, de la façon la plus fructueuse et complète possible, l’émergence de la poésie dans l’œuvre plurielle de Camus, de dessiner le tracé de ses seuils et de ses frontières.

Concerts
Dans ce colloque, s’inscriront deux concerts, organisés et présentés par le compositeur et chef d’orchestre Claude-Henry Joubert[20]. Le premier, le vendredi soir, sera consacré au Quintette en sol mineur de Mozart, que Camus aimait tout particulièrement. Le second, le samedi soir, comprendra la reconstitution du « concert » donné pour la grand-mère dans Le Premier Homme, violon et voix : Ramona, Nuits de Chine, Djalmé, Sérénade de Toselli… puis l’écoute des chansons et des airs qu’aimait Camus : La Vie en rose, Femmes que vous êtes jolies, Saint James Infirmary, Tristesse de Chopin…

Le dimanche après-midi, pour ceux qui pourront rester, la Saline présentera, en lien avec des lectures de « L’Hôte » de Camus, un concert par l’orchestre de musiciens professionnels réfugiés – orchestre fondé dans le cadre du projet ORPHEUS XXI, lancé par le musicien Jordi Savall et dont la Saline est partie prenante.

Direction scientifique du colloque :
Danièle Leclair (Université Paris Descartes et UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle) et Alexis Lager (Société des études camusiennes)
Avec : Agnès Spiquel (Présidente de la Société des études camusiennes)

Comité scientifique :
– Catherine Brun, Professeur de Littérature française, Université Sorbonne nouvelle
– Laurent Jenny, Professeur honoraire de Littérature française, Université de Genève
– Danièle Leclair, Maître de conférences de Langue et Littérature françaises, Université Paris Descartes et UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle
– Serge Martin, Professeur de Langue et Littérature françaises, Université Sorbonne nouvelle
– Hiroshi Mino, Directeur du Centre des Études de Nara, Open University of Japan, Professeur émérite de Littérature française, Université de Nara-joshi, Vice-Président de la Société des études camusiennes
– Anne Prouteau, Maître de conférences de Littérature française, Université catholique de l’Ouest (Angers), Vice-Présidente de la SEC
– Alain Schaffner, Professeur de Littérature française, Université Sorbonne nouvelle, Co-Directeur de l’UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle
– Agnès Spiquel, Professeur émérite de Littérature française, Université de Valenciennes, Présidente de la Société des études camusiennes.

Appel à communications :
Les propositions de contribution (titre et résumé de 15 à 20 lignes, accompagnés d’une bio-bibliographie d’une demi-page) sont à envoyer, en fichier Word, pour le 1er mars 2018 au plus tard, simultanément à daniele.leclair@parisdescartes.fr et alexis.lager@gmail.com

————————————————–
[1] Voir dans Albert Camus, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « La Pléiade » (abrégé ensuite en OC) les articles de Camus publiés dans Sud et dans Alger-Étudiant mais également les textes des premiers écrits où, selon Jacqueline Lévi-Valensi, se lit une « tentation du poème », en particulier dans « La Maison Mauresque » et « Méditerranée » : cf Jacqueline Lévi-Valensi, « La tentation du poème et du rêve : ‶Intuitions″ » in Albert Camus ou la naissance d’un romancier, Paris, Gallimard, 2006, p. 59-80.
[2] Camus, OC, t. IV, Carnets, p. 1160.
[3] Au colloque de Beauvais, Marie-Louise Audin étudiait dans L’Étranger, le style lyrique du passage du meurtre de l’Arabe, où elle dénombrait 45 images en 20 lignes.
[4] Publiée chez Charlot en 1941 : sur Federico García Lorca notamment.
[5] Camus, OC, t. I, p. 1276 à propos du Mythe de Sisyphe.
[6] Camus, OC, t. I, p. 1279 mais tiré de Carnets, p. 800.
[7] Camus, OC, t. IV, « Préface à l’édition allemande des Poésies de René Char », p. 619.
[8] Les relations Camus-Char et Camus-Ponge ayant déjà été abondamment traitées, nous souhaitons que les études portent sur d’autres poètes très peu étudiés jusqu’à présent.
[9] V. Grégoire et F. Poussin ont par exemple étudié la présence de Baudelaire dans son œuvre : « L’influence de Baudelaire sur l’œuvre d’Albert Camus », Symposium, volume 56, 2002.
[10] Camus et le lyrisme, Jacqueline Lévi-Valensi et Agnès Spiquel (dir.), SEDES, 1997.
[11] Hervé Sanson, « « Amertume et grandeur » : Albert Camus ou le spectre de la poésie », in Camus l’artiste, Rennes, PUR, 2015, p. 163-176 et Hervé Menou, « Albert Camus et la matérialité poétique du sacré », in Albert Camus et les vertiges du sacré, Angers, 20-21 octobre 2016 (actes à paraître) ; «L’histoire d’une tentation : lyrisme et prose poétique » in Albert Camus, l’histoire d’un style, Anne-Marie Paillet (dir.), Academia/ L’Harmattan, 2013, p. 117-188.
[12] Philippe Jaccottet, « Le dernier livre de Camus » dans Écrits pour papier journal, Gallimard, 1994.
[13] Michèle Monte, « Sobriété et profusion : une rhétorique du paysage dans Noces et L’Été d’Albert Camus », Babel, 7, 2003, p. 230-254.
[14] Idem.
[15] Dominique Combe, Poésie et récit : une rhétorique des genres, Corti, 1989 et Les genres littéraires, Paris, Hachette supérieur, 1992.
[16] Henri Meschonnic, Politique du rythme, Politique du sujet, Lagrasse, Verdier, 1995.
[17] Laurent Jenny, La Parole singulière, Paris, Belin, 1989.
[18] Laurent Jenny, cours en ligne de l’université de Lausanne, « L’énonciation lyrique. Méthodes et problèmes », http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/elyrique ; Dominique Rabaté (dir.), Figures du sujet lyrique, Paris, PUF, 1996 ; Antonio Rodriguez, Le Pacte lyrique : configuration discursive et interaction affective, Liège, Mardaga, 2003.
[19] Voir Michel Collot, Paysage et poésie, du romantisme à nos jours, Paris, José Corti, 2005 ; La Pensée paysage. Philosophie, arts, littérature, Arles, Actes Sud/ENSP, 2011 ; Pour une géographie littéraire, Paris, José Corti, 2014.
[20] Claude-Henry Joubert, altiste, compositeur et chef d’orchestre, est lauréat du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et également Docteur ès lettres de l’université Paris-Sorbonne. Il a été directeur du Conservatoire d’Orléans de 1972 à 1987 puis, de 1987 à 1994, directeur de l’Institut de pédagogie musicale et chorégraphique à la Cité de la Musique de la Villette. Chargé de formations pédagogiques en France et à l’étranger, il se consacre, d’autre part, à l’écriture musicale.

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Paris, Théâtre Rive Gauche, du 4 octobre au 27 décembre à 19h,

Noces d’Albert Camus

Adaptation et mise en scène de Michel Voïta

Théâtre Rive Gauche, 6, rue de la Gaîté, Paris 14
http://www.theatre-rive-gauche.com/a-l-affiche-noces.html

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Pour célébrer les 70 ans de la parution de La Peste d’Albert Camus, l’Alliance française de Buenos Aires propose, le 5 octobre 2017 à 19h, une conférence avec traduction simultanée, « Sous le soleil de la Peste d’Albert Camus » (« Bajo el sol de La Peste ») par Marie-Thérèse Blondeau.

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Université Paris 8-Vincennes-Saint Denis, département de philosophie

Tous les mardis 18h-21h – A partir du 3 octobre
Cours de master proposé par Barbara Zauli :

« Friedrich Nietzsche, Albert Camus : des moralistes français à la psychologie ».

En outre, le jeudi 26 octobre – dans le cadre des Écrans philosophiques- sera projeté le film de Luchino Visconti adapté de L’Étranger d’Albert Camus. Plus d’informations sur le site : http://www.maisonpop.fr/penser-et-filmer-l-autre

Les cours de l’université Paris 8 sont ouverts aux auditeurs externes.

Université Paris 8- Vincennes-Saint-Denis, – Bâtiment A- Salle A028
5 rue de la Liberté- Métro Saint-Denis Université-

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Hans Peter Lund, Camus – au-delà de l’absurde, 2017, 125 pages
Det Kongelige Danske Videnskabernes Selskab., Scientia Danica • Series H • Humanistica • 8 • vol. 14

Camus – le chemin d’un sens de la vie

Très tôt, Camus cherche un chemin au-delà de l’absurde, cette pensée du non-sens fondamental de la vie inspirée par sa lecture de Nietzsche et la vie immédiate de sa jeunesse. Pourtant, il est toujours lié sans nuances à l’absurde, malgré le fait qu’il n’y voyait lui-même qu’un stade dans son œuvre.

En prenant comme point de départ l’essai L’Énigme, où Camus réfléchit sur l’énigme du sens, cette monographie, courte et concentrée, suit l’écrivain à travers l’œuvre littéraire, les essais, articles et conférences et éclaire sa recherche d’un sens de la vie. Ce sera en dehors de l’histoire proche et ses ravages absurdes depuis la première Guerre Mondiale jusqu’à la guerre d’Algérie, qu’il désigne une place privilégiée au sens. Il n’empêche que, dans cette histoire et malgré elle, il mène un combat engagé pour les valeurs de justice sociale et politique, en particulier dans son pays d’origine, l’Algérie.

Dans sa conclusion, l’auteur de cette monographie souligne le désaccord malheureux mais réel chez Camus entre l’éternelle beauté de la vie et la brutalité inévitable de l’Histoire, un désaccord que Camus essaie de surmonter dans son dernier texte, Le Premier Homme.

Hans Peter Lund, professeur émérite à l’Université de Copenhague, a publié de nombreux articles sur Camus. Il est membre du CA de la Société des Études Camusiennes. Il a traduit en danois L’Étranger, La Peste, La Chute et Le Premier Homme.

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Vincenzo Mazza, « Albert Camus et L’État de siège, Genèse d’un spectacle », Classiques Garnier, Études sur le théâtre et les arts de la scène, 2017, 459 p. Sous la direction de Pascale Alexandre-Bergues, Christian Biet, Florence Naugrette et Jean-Pierre Sarra.

L’État de siège est le résultat de la seule collaboration entre Albert Camus et Jean-Louis Barrault. Le spectacle, qui a été présenté le 27 octobre 1948 au Théâtre Marigny, s’inscrit dans les recherches de Camus d’un « tragique moderne » et de Barrault d’un « théâtre total ».

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Les Actes du colloque de Cracovie, De l’absurde à la révolte, dynamique de la pensée d’Albert Camus, viennent d’être édités par Maciej Kałuża et Piotr Mróz aux éditions Jagiellonian University Press.

Sommaire :

Introduction
Maciej Kałuża, Piotr Mróz

Part One: From the Absurd to Revolt, Analysis of Sources for Camusian Concept of Revolt

Simon Lea, Profound Indifference: The Source of Revolt in the Early Writings of Camus

Virginie Lupo, Un personnage emblématique : Caligula, ou la pensée en action de l’absurde à la révolte

Marie-Thérèse Blondeau, La Peste, de l’absurde à la révolte : les limites de l’engagement

Eric B.Berg, Camus’ Religious Revolt in The Plague

Christian Chevandier, Lire et écouter pour écrire L’Homme révolté

Maciej Kałuża, The Dynamics in Meaning of Absurdity and Revolt: between La liberté absurde and L’absurde et le meurtre

Part Two: Camus’s Revolt in Contemporary Analysis

Sophie Bastien, Emmanuel Habimana, L’éthique camusienne comme aliment de résilience

Théodore Caponis, Le droit et le devoir de tuer : sémantiques du meurtre dans L’Homme révolté

Tommaso Visone, A “Culpabilité Raisonnable.” Camusian Revolt as Modern Morality

Ignacy S. Fiut, Timeliness Forms of Revolt by Albert Camus

Ewa Średnicka, Does Justice Require Victims? Reflections on Albert Camus’s Thought

Part Three: Camus’s Revolt in Comparatistic Studies

Giovanni Gaetani, “I Hope This Ireland We’re Fighting for is Worth It” : Camus’ L’Homme Révolté through Ken Loach’s The Wind That Shakes the Barley

Raphael Luiz de Araújo, Vers le dialogue : Albert Camus et Leszek Kolakowski

Barbara Zauli, Le rire de Sisyphe et la danse de Zarathoustra

Marcin Urbaniak, Is a Rebel an Outsider? Rebellion in the Interpretation of Colin Wilson

Justyna Gambert, Il faut sauver les jeunes filles qui se précipitent d’un pont : pour un renouvellement de la lecture de L’Envol de J. Iwaszkiewicz (1957)

Remigiusz Król, Piotr Mróz, Camus and Dostoyevsky’s Philosophical Challenge – a Strange Spiritual Affinity

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Maria Santos-Sainz, Albert Camus, periodista, Madrid, ed.Libros.com, 2016. http://libros.com/comprar/albert-camus-periodista/

Javier Reverte, El hombre de las dos patrias, 2016, SA. Ediciones B

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Steen Bille Jorgensen et Hans Peter Lund viennent d’éditer les actes du colloque d’Aarhus, Camus et Faulkner : écriture et modernité dans Revue Romane, chez John Benjamins Publishing Company.

En voici le sommaire :

Steen Bille Jørgensen, and Hans Peter Lund, « Camus et Faulkner : écriture et modernité »
Eugène Kouchkine, « Faulkner et Camus face à Dostoïevski : pourquoi souffrir ? »
Pierre-Louis Rey, « Obscur à soi-même », obscur au lecteur ? »
Hans Peter Lund, « Paraboles de guerre : A Fable (Parabole) entre La Peste et La Route des Flandres »
Virginie Lupo, « Requiem pour une nonne de Camus : adaptation, variation ou hommage à Faulkner ? »
Philippe Forest, « Pourquoi Requiem ? »
Brigitte Sändig, « Tragédie et psychologie : Camus devant le roman de Faulkner Requiem for a Nun »
Clotilde Coquet, « Lyrisme et paysage chez Camus et Faulkner »
Christiane Prioult, « Approches d’une modernité : le questionnement sur le temps et l’humain chez Faulkner et Camus »
Vincenzo Mazza, « William Faulkner au croisement de deux hommes de théâtre : Albert Camus et Jean-Louis Barrault »

http://www.jbe-platform.com/content/journals/16000811

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