APPEL À COMMUNICATIONS 1 Février 2017 – 1 Avril 2017

Appel à communications pour le colloque « Autour de L’Étranger de Camus et de ses traductions », coorganisé par les équipes PRISMES-SESYLIA EA 4398 (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle), CRLAO UMR 8563 (INALCO) et ELLIADD EA 4661 (Université de Franche-Comté), qui aura lieu du 16 au 18 novembre à Paris.

Avec près de sept millions d’exemplaires vendus et des traductions dans soixante langues, L’Étranger (1942), premier roman d’Albert Camus, est le best-seller absolu en format de poche en France, devant une autre œuvre mythique de la littérature française, Le Petit Prince (1943) d’Antoine de Saint Exupéry. Pour Sartre, L’Étranger de Camus était « le meilleur livre depuis l’armistice ». Dernièrement, plusieurs publications ont remis le roman au cœur de l’actualité : dans un ouvrage récent, Alice Kaplan (University of Chicago Press/Gallimard 2016), retrace étape par étape la gestation, l’écriture, la publication et la diffusion de ce livre qui, en dépit des innombrables commentaires dont il a été l’objet, garde sa part de mystère.
Les propositions de communication qui pourront se situer dans les domaines proprement linguistique mais aussi traductologique, porteront sur les sujets suivants :
– la traduction des divers « tiroirs verbaux » du roman (systèmes TAME), dans des langues typologiquement différentes ;
– toute étude sur la temporalité, la structure des phrases et le lexique, l’utilisation des circonstants temporels et aspectuels, dans la langue source ou dans les langues cibles ;
– dans une perspective plus littéraire, des interrogations sur la temporalité problématique, comme statique, du roman de Camus, qui concourt largement à l’étrangeté de sa forme narrative.
En cela, L’Étranger échappe au code romanesque traditionnel : comme le fait Sartre (1960), il convient de questionner sur le genre du texte, d’étudier en quoi Camus s’est inspiré de la « technique américaine ».
Il s’agira en somme d’éclairer à la fois la spécificité des formes TAME du français dans le roman, et de prendre la mesure de la diversité des systèmes TAME dans d’autres langues.

Les propositions de communication sont à soumettre via Sciencesconf.org, entre le 1er février 2017 et le 1er avril 2017, sur le site : https://etranger-tame.sciencesconf.org/

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Paris, Université Sorbonne Nouvelle, Appel à contribution

Pour un colloque international : « Figures et figurations des terroristes : enjeux postcoloniaux » les 23 et 24 Mars 2017

Organisateurs : Elara Bertho, Catherine Brun, Xavier Garnier

Date limite d’envoi des propositions : jeudi 30 juin 2016

L’ère du terrorisme global dans laquelle nous sommes entrés a mis en scène de redoutables figures publiques dont le potentiel de fascination reste à interroger. Les T-shirts à l’effigie de Ben Laden se portaient très couramment en Afrique subsaharienne dans les années 2000, après les événements du 11 septembre, comme si la charge sulfureuse de ce personnage avait été aussitôt assimilée et neutralisée par le corps social. Cette nouvelle configuration des réseaux d’appartenances à l’échelle mondiale autour des actes terroristes n’est sans doute pas étrangère aux enjeux potscoloniaux du monde contemporain et à la façon dont les logiques impériales perturbent les identités et les jeux d’identifications. Nous proposons d’interroger dans ce colloque la pertinence de la dimension potscoloniale du terrorisme mondialisé.

Dans Les Bannières de la révolte, l’historien Benedict Anderson montre comment la résistance des colonisés à la fin du XIXe a pu faire corps avec l’anarchisme européen et ses modes opératoires. L’Agent secret [1906] de Joseph Conrad a souvent été lu à l’aune de la crise que traverse l’empire colonial britannique au tournant du siècle. La préface de Sartre aux Damnés de la terre de Frantz Fanon a durablement orienté une lecture de cet ouvrage, et en particulier les chapitres sur la violence, dans le sens d’une apologie du terrorisme. Enfin, on pourrait multiplier les exemples d’auteurs issus aussi bien de ce qu’Achille Mbembe appelle la postcolonie, que des anciennes puissances coloniales, posant directement la question du terrorisme dans leurs œuvres. Comment interroger la figure du terroriste dans l’histoire coloniale et postcoloniale ? Quels usages sont faits d’une telle figure ? Pour servir quels états d’urgence ? Comment traite-t-on cette menace absolue, potentiellement dissimulée sous les traits du colonisé ou du migrant, depuis les conquêtes coloniales jusqu’à nos jours ? Le fait-on de la même façon ici et là ?

Parce que la controverse, notamment juridique, sur la définition du terrorisme reste ouverte, et que l’accusation de terrorisme est toujours réversible, la question des modalités de figuration du terroriste est importante. La lecture des textes littéraires est susceptible de nous aider à comprendre ces processus, qui semblent échapper aux définitions traditionnelles du personnage. Tout se passe comme si la « terreur » que provoquent les actes terroristes communiquait une énergie noire à ces figures, qui se réclament d’elle et y trouve leur tension. Comment dire ces figures spectrales, nées d’un acte de terreur, qui hantent les textes et les imaginaires ? Comment les fictions peuvent-elles mettre en mots le devenir-terroriste d’un personnage ? Quels pouvoirs imageants sont conférés à ces figures de terroristes, dont les noms inquiètent autant qu’ils fascinent ? Quelle(s) voix leur prête-t-on ? Quelle énergie cette fascination mortifère met-elle en jeu ? Si, comme on le dit souvent, la radicalisation précède la conversion idéologique, la figure du terroriste n’est-elle pas un élément-clé de cette opération ?

Parce que le monde postcolonial est un champ de forces toujours instable, le corpus littéraire qui s’y rattache abonde en personnages radicaux, nourris de violence, dont la configuration textuelle n’est pas étrangère aux représentations médiatiques de la figure du terroriste. L’analyse littéraire des processus de figuration du terroriste est un enjeu politique important du monde contemporain, notamment pour éviter que ne prospèrent dans les médias de masse les instrumentalisations abusives.

Les propositions de communication (titre, résumé de 400 mots environ) accompagnées d’un court CV sont à adresser au plus tard le 30 juin 2016, aux adresses suivantes:
catherine.brun@univ-­‐paris3.fr,
elara.bertho@gmail.com,
xavier.garnier@wanadoo.fr.

Comité scientifique : Catherine Coquio (Paris Diderot), Dominique Combe (Ens Ulm), Jane Hiddleston (Oxford University), François Zabbal (Institut du Monde Arabe)

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APPEL A COMMUNICATION

Sous l’égide de la Société des Études Camusiennes, un colloque sur ‘Le sourire de Camus’ se tiendra à L’Institut Américain Universitaire (IAU), à Aix en Provence, du jeudi 9 novembre au samedi 11 novembre 2017.

Le rire de Camus ne retentit plus que dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Pour les autres, c’est le sourire qui ressort des photographies. Mais le sourire peut être une énigme : que signifient au fait ce plissement des yeux, les lèvres qui s’incurvent, peut-être sans révéler les dents, les joues qui se rehaussent légèrement… Un sourire peut être moqueur, amer, amusé, narquois, affectueux, sceptique…

Les biographes s’accordent pour affirmer que l’homme aimait les blagues et prisait la joie. Par quels moyens l’écrivain fait-il pressentir le sourire dans ses textes? Comment s’y prend-il pour le provoquer chez le lecteur, devenu miroir du visage hilare ou ironique? L’écriture recourt à une panoplie de techniques stylistiques selon le genre et le contexte : on parle alors de comédie, de satire ou de parodie, de plaisanterie, d’épigramme, de mot d’esprit… L’auteur de romans, de pièces de théâtre, d’essais philosophiques et lyriques, de reportages, d’éditoriaux et de lettres tant ouvertes qu’intimes, sait l’art de doser l’humour et la drôlerie par l’intermédiaire des mots, des gestes, des situations, de la perspective narrative.

Comment se fait-il qu’un auteur dont l’absurde sert de point de départ, ait dû signaler que les critiques avaient négligé l’aspect comique de son œuvre ? Le travail de ce colloque consistera à faire ressortir et à ré-évaluer les aspects humoristiques de l’œuvre camusienne. Ce faisant, nous arriverons peut-être à retracer le parcours intellectuel qui, fondé sur le sentiment de l’absurde, tient à dépasser la dérision « qui ne peut être qu’une étape », afin d’aboutir à une appréciation du Comique proprement dit, acolyte souriant de la déesse Némésis et ‘pierre de touche de la civilisation’ (George Meredith).

Merci d’envoyer votre proposition de communication, avec un résumé de 100 mots, avant le 20 décembre 2016 à l’adresse suivante : David.Walker@sheffield.ac.u

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