Le théâtre d’Albert Camus, un théâtre actuel ?
Journée d’étude, organisée par Joëlle Chambon, Arianna De Sanctis et Vincenzo Mazza
27 mars 2018
Théâtre de la Vignette, Montpellier

Cette journée d’étude vise à analyser le théâtre d’Albert Camus en profitant des récentes mises en scène tirées de sa dramaturgie comme Les Justes monté au Théâtre de la Colline en 2010 par Stanislas Nordey et L’État de siège monté par Emmanuel Demarcy-Mota au Théâtre de la Ville en 2017 et qui sera repris à partir du 14 mars à l’Espace Pierre Cardin à Paris. Cependant, le théâtre de Camus est-il d’actualité ? Son écriture, qui est très liée aux événements d’une autre époque, peut aider à la compréhension de la nôtre qui doit faire face à des problématiques qui étaient également celles du temps de Camus comme le terrorisme, la dictature, le contrôle du pouvoir, etc.
Si d’un côté la production contemporaine donne des pistes de réflexion pour voir comment le théâtre de Camus inspire les nouvelles générations de praticiens de la scène, d’autre part, cette rencontre sera une autre occasion pour les historiens du théâtre et les spécialistes de la littérature de poursuivre l’exégèse de la dramaturgie de Camus et des spectacles montés sans ou avec son auteur. La découverte et la publication de nouveaux documents comme la très riche correspondance Maria Casarès – Albert Camus représentent des précieuses sources pour pousser plus loin la recherche sur le théâtre de Camus.
Après quatre générations et avec des contextes géopolitiques très différents de ceux qui ont poussé Camus à écrire et adapter pour le théâtre entre 1937 et 1959, le défi de cette Journée d’étude est de vérifier non seulement si les thématiques déployées par Camus parlent au spectateur et au lecteur d’aujourd’hui, mais ce sera également l’occasion de voir si la dramaturgie contemporaine peut dialoguer avec l’auteur de Caligula.
Cet événement, qui bénéficie de la disponibilité de Nicolas Dubourg, directeur du Théâtre de la Vignette, où auront lieu les conférences et démonstrations, sera également une occasion pour les étudiants de L3 de proposer leurs travaux de fin de semestre sur L’État de siège, pièce sur laquelle ils ont travaillé pendant trois mois. Les étudiants, à travers lectures et partitions scéniques, tâcheront de montrer comment ils ont interprété une pièce qui semblait destinée à rester oubliée. Cela à cause d’un sujet qui paraît si lointain comme celui de l’Occupation mais aussi à cause de l’échec lors de sa création en 1948, échec qui a changé à jamais les carrières des deux co-créateurs du spectacle : Albert Camus et Jean-Louis Barrault.
Cette journée d’étude représente la première étape d’un parcours plus long et articulé qui a commencé par des cours universitaires dans les départements de théâtre des Universités de Paris 8 et Paul Valéry, Montpellier 3. Après cette journée d’étude, est prévu un colloque en automne 2019 et la publication d’un ouvrage qui comprendra ces différentes phases visant l’analyse de l’écriture dramatique de Camus.

Programme prévisionnel

9h00 Accueil des participants
9h30 – 11h00 3 interventions (chacune de 20 min + 10 min de discussion)
11h00 – 11h30 Pause café
11h30 – 13h00 3 interventions
13h00 – 14h30 Pause déjeuner
14h30 – 15h30 Table ronde : L’État de siège, spectacle en trois parties (1948-2018), nouvelles perspectives ?
15h30 – 17h00 Lectures et partitions scéniques présentées par les étudiants en L3 du département de théâtre de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3.
17h00 Mot de clôture

Liste des participants (à confirmer) : Joëlle Chambon (MCF, Montpellier 3), Arianna Berenice De Sanctis (ATER, Montpellier 3), Vincenzo Mazza (Contractuel, Montpellier 3), Alix de Morant (MCF, Montpellier 3), Jean-Marie Pradier (Professeur émérite, Paris 8), David Walker (Professeur émérite, Sheffield).

Montpellier : Théâtre de la Vignette, salle de répétition

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Lyon le 4 Avril 2018

Un colloque intitulé « Un dialogue (absurde ?) entre psychiatres et camusiens » aura lieu le 4 avril 2018 à Lyon, à l’amphithéâtre du centre référent de réhabilitation, 4 rue Jean Sarrazin, 69008 Lyon (2ème étage).

Programme :

9h – 9h15 Accueil des participants

9h15 – 9h30 Introduction par Agnès Spiquel (enseignante Valenciennes, Paris) et Brice Martin (psychiatre, Lyon)

9h30 – 10h45 L’absurde
Situation clinique présentée par Léo Benabdelkarim et Pierre Jannel (internes
en psychiatrie, Lyon)
Meneurs de jeu : Jean-Louis Meunier (enseignant, Nîmes) et Benjamin Neyrand (interne en psychiatrie, Lyon)
Débatteurs : Pierre-Louis Rey (enseignant, Paris) et Emmanuel Venet (psychiatre,Lyon)

10h45 – 11h Pause

11h – 12h30 La révolte individuelle
Situation clinique présentée par François Xavier Couchoud (interne en psychiatrie, Lyon)
Meneurs de jeu : Philippe Svandra (Formateur Centre Hospitalier Sainte-Anne, Paris)et Halima Zeroug Vial (psychiatre, Lyon)
Débatteurs : Laurent Bove (enseignant, Amiens) et Nathalie Giloux (psychiatre, Lyon)

12h30 – 13h30 Pause déjeuner

13h30 – 14h45 La révolte collective
Situation clinique présentée par Héloise da Costa (interne en psychiatrie, Lyon)
Meneurs de jeu : Guy Basset (enseignant Orléans, Paris) et Mathias Winter (psychiatre, Lyon)
Débatteurs : Samantha Novello (enseignante, Turin) et Thierry Rochet (psychiatre, Lyon)

14h45 – 15h Pause

15h – 16h15 Le non-jugement, l’amour, la mesure
Situation clinique présentée par Adeline Frankhauser (psychiatre, Lyon)
Meneurs de jeu : Agnès Spiquel et Brice Martin
Débatteurs : Françoise Kleltz-Drapeau (enseignante, Espace éthique, Paris) et Marion Sicard (psychiatre, Lyon)

16h15 – 16h30 Conclusion : Agnès Spiquel et Brice Martin

Inscriptions par mail : heloisedacosta@gmail.com
Entrée : 10€ / 5€ (étudiants, internes, personnes sans emploi)

Amphithéâtre du centre référent de réhabilitation, 4 rue Jean Sarrazin, 69008 Lyon (2ème étage)

Voir l’affiche du colloque :
ColloqueLyon

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Colloque « Albert Camus et la poésie »
les 28, 29 et 30 septembre 2018
à La Saline royale d’Arc-et-Senans
organisé par Danièle Leclair et Alexis Lager avec la collaboration d’Agnès Spiquel,
en partenariat avec La Saline royale

« Le chant plus intérieur qu’on vient chercher ici, j’en sens déjà les premiers accords au fond de cette nuit italienne.» (Albert Camus, « Le Désert », Noces)
« La poésie est l’éternel aliment. Il faut lui confier la garde des secrets. » (Albert Camus, Carnets)

Artiste protéiforme, romancier, nouvelliste, dramaturge, essayiste, mais aussi directeur de revues, journaliste, éditeur…, Camus est un écrivain aux multiples visages que de nombreuses publications viennent régulièrement éclairer. Depuis une dizaine d’années, la parution successive des correspondances d’Albert Camus avec Jean Sénac (Paris-Méditerranée, 2004), René Char (Gallimard, 2007), Francis Ponge (Gallimard, 2013) et la réédition de La Postérité du soleil (Gallimard, 2009) ont particulièrement mis en avant le rapport de Camus à la poésie.
Très tôt en effet, Camus s’est intéressé à la poésie : dès sa jeunesse, il a écrit et publié des poèmes et des critiques sur des poètes[1]. En outre, sa formation classique lui permet de lire aussi bien les auteurs grecs et latins, Homère, Eschyle et Virgile, que Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et Valéry ainsi que les poètes surréalistes. Et cet intérêt pour la poésie perdure toute sa vie : ainsi, il sera l’un des premiers lecteurs de Ponge et publiera dans la collection « Espoir » Feuillets d’Hypnos de Char, poète avec qui il entretiendra une amitié indéfectible. Par ailleurs, il ne craint pas d’expliciter ses choix dans L’Homme révolté et notera encore plus tard, dans ses Carnets : « [La] poésie est l’éternel aliment. Il faut lui confier la garde des secrets[2] ».

Mais sa propre pratique de la poésie reste à interroger. L’écriture des Carnets comme sa collaboration avec Char autour des photographies de La Postérité du soleil témoignent que l’aspiration à l’écriture poétique demeure vivante parallèlement à ses autres écrits. La présence, dans son œuvre, de textes qui relèvent de la prose poétique, mais aussi de nombreux passages poétiques au sein de textes argumentatifs, philosophiques, romanesques[3] ou dramatiques… incite à étudier plus précisément ce mode d’écriture, qui, chez lui, se joue des cloisonnements génériques habituels : rappelons par exemple qu’il crée à Alger en 1941 une collection intitulée « Poésie et théâtre[4] ».
Les exégètes de Camus mettent aussi l’accent sur sa « philosophie sensible[5] », sa pensée au plus près du réel et de l’émotion, en particulier dans Noces. « On ne pense que par images[6] », écrivait Camus lui-même, et c’est ce qu’il aimait notamment chez Char : « au centre du Poème pulvérisé, […] se tient un foyer mystérieux autour duquel tournent inlassablement des torrents d’images chaleureuses. C’est pourquoi cette poésie nous comble si exactement.[7] »

Axes du colloque

I. Camus et les poètes
Cette partie du colloque mettra en regard les poètes lus par Camus et ceux qui le lisent. Qu’ils soient contemporains de l’auteur ou non, quels sont les poètes lus et analysés par l’auteur de Noces ? Les poètes aimés et ceux dont il se détache ? ceux avec lesquels il dialogue et ceux qu’il critique[8] ? Ses choix poétiques et ses prises de position sur tel ou tel poète feront ici l’objet d’analyses, que pourront compléter des études d’intertextualité où l’on suivra dans les textes camusiens la trace d’œuvres poétiques nourricières[9]. Il conviendrait également d’étudier le rôle éditorial joué par Camus dans la publication des poètes, aussi bien chez Charlot que chez Gallimard. Les représentations de la figure du poète dans les œuvres de Camus (Caligula, Les Justes, L’Homme révolté en particulier) pourraient aussi être analysées.
Un second volet s’intéressera à la réception de Camus par les poètes de son temps et du nôtre. De Jean Sénac à Claude Vigée, de nombreux poètes revendiquent Camus comme une source d’inspiration et d’écriture. Dans quelle mesure la lecture de son œuvre a-t-elle été déterminante pour l’édification de la leur ? Plus largement, comment l’œuvre de Camus a-t-elle été perçue par ses lecteurs-poètes, en France et à l’étranger ? En quoi ceux-ci ont-ils pu trouver dans l’œuvre camusienne un écho à leur propre démarche poétique ?
Une table ronde réunissant plusieurs poètes prolongera la réflexion sur cette réception de Camus.

II. L’écriture poétique de Camus
Un colloque, organisé en 1996 à Beauvais par Jacqueline Lévi-Valensi et Agnès Spiquel, s’était déjà penché sur la question du lyrisme dans l’œuvre de Camus[10], abordant la notion sous divers angles complémentaires. Récemment, une journée d’études, « Camus : l’histoire d’un style » (Paris, 2012) et deux colloques, « Camus l’artiste » (Cerisy, 2013) et « Camus et les vertiges du sacré » (Angers, 2016) ont évoqué à travers quelques communications[11] la question du poétique dans l’œuvre de Camus.
Pour aller plus loin, nous nous demanderons si l’on peut parler d’une écriture poétique de Camus. Si oui, comment la caractériser et en montrer la spécificité ? Comment dépasse-t-elle les catégories de genre ? Qu’apporte-t-elle à l’ensemble de l’œuvre et aux fictions ou essais dans lesquels elle prend place ? Si non, en quoi demeure-t-elle un « cheminement vers le poème », une prose qui « [tourne] autour de la poésie sans l’atteindre », comme l’écrit Philippe Jaccottet[12] ?
Une étude stylistique très précise des descriptions de paysages dans Noces et L’Été, réalisée par Michèle Monte[13], a mis en lumière les modalités du « lyrisme paradoxal » de Camus, d’un côté lyrisme impersonnel ou objectif, caractérisé par le dépouillement syntaxique et lexical, de l’autre, personnification de paysages marqués par l’intensité, qui imposent à l’homme leur énergie propre, l’attirent à eux dans une union sensuelle : « célébration dépouillée et vibrante d’une osmose paradoxale entre un paysage excédant l’homme et un homme se dépouillant de sa « supériorité » discursive pour mieux accueillir cet excès[14]. »
On interrogera donc la façon dont la poésie traverse l’œuvre de Camus, quelle que soit la nature du texte, en s’appuyant notamment sur les travaux des théoriciens des études de genre[15], du poème comme « rythme[16] », de la poésie comme « parole singulière[17] » ou « énonciation lyrique[18] », ou encore sur les études de géographie littéraire ou de géo-poétique[19] qui analysent dans la poésie le rapport du sujet au monde naturel.
Peut-on découvrir chez Camus une « matière » poétique privilégiée ? Par quel type d’énonciation s’impose-t-elle ? Quelle voix l’écrivain nous fait-il alors entendre ? Comment les figures de rhétorique, les « images » chères à Camus, imposent-elles leur force de transformation ? Quels rapports tissent-elles entre le sujet et le monde ?

Ce colloque se propose de rapprocher et de faire dialoguer ces diverses approches afin de faire apparaître, de la façon la plus fructueuse et complète possible, l’émergence de la poésie dans l’œuvre plurielle de Camus, de dessiner le tracé de ses seuils et de ses frontières.

Concerts
Dans ce colloque, s’inscriront deux concerts, organisés et présentés par le compositeur et chef d’orchestre Claude-Henry Joubert[20]. Le premier, le vendredi soir, sera consacré au Quintette en sol mineur de Mozart, que Camus aimait tout particulièrement. Le second, le samedi soir, comprendra la reconstitution du « concert » donné pour la grand-mère dans Le Premier Homme, violon et voix : Ramona, Nuits de Chine, Djalmé, Sérénade de Toselli… puis l’écoute des chansons et des airs qu’aimait Camus : La Vie en rose, Femmes que vous êtes jolies, Saint James Infirmary, Tristesse de Chopin…

Le dimanche après-midi, pour ceux qui pourront rester, la Saline présentera, en lien avec des lectures de « L’Hôte » de Camus, un concert par l’orchestre de musiciens professionnels réfugiés – orchestre fondé dans le cadre du projet ORPHEUS XXI, lancé par le musicien Jordi Savall et dont la Saline est partie prenante.

Direction scientifique du colloque :
Danièle Leclair (Université Paris Descartes et UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle) et Alexis Lager (Société des études camusiennes)
Avec : Agnès Spiquel (Présidente de la Société des études camusiennes)

Comité scientifique :
– Catherine Brun, Professeur de Littérature française, Université Sorbonne nouvelle
– Laurent Jenny, Professeur honoraire de Littérature française, Université de Genève
– Danièle Leclair, Maître de conférences de Langue et Littérature françaises, Université Paris Descartes et UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle
– Serge Martin, Professeur de Langue et Littérature françaises, Université Sorbonne nouvelle
– Hiroshi Mino, Directeur du Centre des Études de Nara, Open University of Japan, Professeur émérite de Littérature française, Université de Nara-joshi, Vice-Président de la Société des études camusiennes
– Anne Prouteau, Maître de conférences de Littérature française, Université catholique de l’Ouest (Angers), Vice-Présidente de la SEC
– Alain Schaffner, Professeur de Littérature française, Université Sorbonne nouvelle, Co-Directeur de l’UMR Thalim-CNRS/Sorbonne nouvelle
– Agnès Spiquel, Professeur émérite de Littérature française, Université de Valenciennes, Présidente de la Société des études camusiennes.

Appel à communications :
Les propositions de contribution (titre et résumé de 15 à 20 lignes, accompagnés d’une bio-bibliographie d’une demi-page) sont à envoyer, en fichier Word, pour le 1er mars 2018 au plus tard, simultanément à daniele.leclair@parisdescartes.fr et alexis.lager@gmail.com

————————————————–
[1] Voir dans Albert Camus, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « La Pléiade » (abrégé ensuite en OC) les articles de Camus publiés dans Sud et dans Alger-Étudiant mais également les textes des premiers écrits où, selon Jacqueline Lévi-Valensi, se lit une « tentation du poème », en particulier dans « La Maison Mauresque » et « Méditerranée » : cf Jacqueline Lévi-Valensi, « La tentation du poème et du rêve : ‶Intuitions″ » in Albert Camus ou la naissance d’un romancier, Paris, Gallimard, 2006, p. 59-80.
[2] Camus, OC, t. IV, Carnets, p. 1160.
[3] Au colloque de Beauvais, Marie-Louise Audin étudiait dans L’Étranger, le style lyrique du passage du meurtre de l’Arabe, où elle dénombrait 45 images en 20 lignes.
[4] Publiée chez Charlot en 1941 : sur Federico García Lorca notamment.
[5] Camus, OC, t. I, p. 1276 à propos du Mythe de Sisyphe.
[6] Camus, OC, t. I, p. 1279 mais tiré de Carnets, p. 800.
[7] Camus, OC, t. IV, « Préface à l’édition allemande des Poésies de René Char », p. 619.
[8] Les relations Camus-Char et Camus-Ponge ayant déjà été abondamment traitées, nous souhaitons que les études portent sur d’autres poètes très peu étudiés jusqu’à présent.
[9] V. Grégoire et F. Poussin ont par exemple étudié la présence de Baudelaire dans son œuvre : « L’influence de Baudelaire sur l’œuvre d’Albert Camus », Symposium, volume 56, 2002.
[10] Camus et le lyrisme, Jacqueline Lévi-Valensi et Agnès Spiquel (dir.), SEDES, 1997.
[11] Hervé Sanson, « « Amertume et grandeur » : Albert Camus ou le spectre de la poésie », in Camus l’artiste, Rennes, PUR, 2015, p. 163-176 et Hervé Menou, « Albert Camus et la matérialité poétique du sacré », in Albert Camus et les vertiges du sacré, Angers, 20-21 octobre 2016 (actes à paraître) ; «L’histoire d’une tentation : lyrisme et prose poétique » in Albert Camus, l’histoire d’un style, Anne-Marie Paillet (dir.), Academia/ L’Harmattan, 2013, p. 117-188.
[12] Philippe Jaccottet, « Le dernier livre de Camus » dans Écrits pour papier journal, Gallimard, 1994.
[13] Michèle Monte, « Sobriété et profusion : une rhétorique du paysage dans Noces et L’Été d’Albert Camus », Babel, 7, 2003, p. 230-254.
[14] Idem.
[15] Dominique Combe, Poésie et récit : une rhétorique des genres, Corti, 1989 et Les genres littéraires, Paris, Hachette supérieur, 1992.
[16] Henri Meschonnic, Politique du rythme, Politique du sujet, Lagrasse, Verdier, 1995.
[17] Laurent Jenny, La Parole singulière, Paris, Belin, 1989.
[18] Laurent Jenny, cours en ligne de l’université de Lausanne, « L’énonciation lyrique. Méthodes et problèmes », http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/elyrique ; Dominique Rabaté (dir.), Figures du sujet lyrique, Paris, PUF, 1996 ; Antonio Rodriguez, Le Pacte lyrique : configuration discursive et interaction affective, Liège, Mardaga, 2003.
[19] Voir Michel Collot, Paysage et poésie, du romantisme à nos jours, Paris, José Corti, 2005 ; La Pensée paysage. Philosophie, arts, littérature, Arles, Actes Sud/ENSP, 2011 ; Pour une géographie littéraire, Paris, José Corti, 2014.
[20] Claude-Henry Joubert, altiste, compositeur et chef d’orchestre, est lauréat du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et également Docteur ès lettres de l’université Paris-Sorbonne. Il a été directeur du Conservatoire d’Orléans de 1972 à 1987 puis, de 1987 à 1994, directeur de l’Institut de pédagogie musicale et chorégraphique à la Cité de la Musique de la Villette. Chargé de formations pédagogiques en France et à l’étranger, il se consacre, d’autre part, à l’écriture musicale.

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