Buenos Aires, les 30-31 août 2016,

Colloque « Albert Camus et le Siècle d’Or espagnol »

À l’occasion des célébrations autour de la figure de Cervantes (mort en 1616) et le siècle d’Or espagnol, la Société latino-américaine des Études Camusiennes propose de mettre en lumière le côté espagnol de Camus, par son origine maternelle et son affinité d’homme méditerranéen, qui se manifeste en particulier dans son admiration pour Cervantes et le Siècle d’Or.
Nous vous invitons à présenter des projets qui prennent en compte l’influence, chez Camus, des valeurs qui se manifestent dans les œuvres du Siècle d’Or : l’honneur, la vérité, la ténacité, un certain ascétisme, la joie de vivre, les contraires et les extrêmes, etc.
Nous cherchons à souligner l’attrait de Camus pour les formes et les caractéristiques du Théâtre du Siècle d’Or, telles qu’on les voit dans ses adaptations et surtout ses propres réalisations, spécialement en ce qui concerne la mise en scène.
Il s’agira de :
- montrer, dans les écrits de Camus, ce qui est en relation avec Don Quichotte
- rappeler que Camus, depuis sa jeunesse en Algérie, traduisit, adapta et mit en scène des œuvres du théâtre espagnol, en participant à la revue Rivages qui publiait des auteurs espagnols. Rappeler son amitié avec l’écrivain d’origine espagnole Emmanuel Roblès, sa collaboration avec Edmond Charlot à la librairie « Les Vraies Richesses ». En France, il adapta Le Chevalier d’Olmedo de Lope de Vega et La Dévotion à la croix de Calderón ; il projetait d’écrire un Don Juan. Ce n’est pas en vain que lui-même a dit : « Par le sang, l’Espagne est ma seconde patrie ».

Nous recevrons les propositions entre le 1er mars et le 30 mai 2016, et les travaux complets jusqu’au 30 juillet.
Nous demandons la présentation suivante :
Police : Times New Roman, en 12 dans les deux cas
Propositions : 200 mots maximum avec présentation de l’auteur : nom, adresse mail, CV minimum
Travaux : 10 pages en A4, espace 1,5
Envoyer à : inescassagne@uolsinectis.com.ar et camuslatinoamerica@gmail.com

Le colloque, avec le soutien de l’Institut des Sciences de l’Imaginaire (Académie des Sciences de Buenos Aires) se déroulera à l’Alliance Française de Buenos Aires, 946 av Cordoba.

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Journées d’études de Sfax, les 17 et 18 octobre 2016,

« L’écriture théâtrale dans les récits d’Albert Camus »

Université de Sfax – Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Unité de Recherche en Littérature, Discours et Civilisation (URLDC)

« Bien qu’il ne figure pas dans la liste des « écrivains scéniques » patentés – Beckett, Vauthier, Genet –, Albert Camus est l’un des dramaturges à s’être plongés avec le plus de joie dans la réalité du monde du spectacle, scène et coulisses : auteur, adaptateur, acteur, metteur en scène, directeur de troupe et de festival, il est un homme-orchestre du théâtre », souligne Benoît Barut . Camus affirmait dans une interview qu’il avait une passion pour le théâtre et que c’est le seul lieu du monde où il se sentait heureux. Il exploitait même dans ses romans et nouvelles l’efficacité dramatique de la prise de parole directe des personnages, du temps et de l’espace scénique… Cette caractéristique de l’art camusien a retenu d’ailleurs l’attention de certains critiques. Pour Raymond Gay-Crosier, « [la théâtralité] de Camus se situe moins sur le plan dramatique que celui de la rhétorique ». Laurent Mailhot souligne la présence « d’un intertexte dramatique et tragique, des confrontations sur tous les plans, les difficultés de l’amour et du dialogue ». Mais ces caractéristiques tiennent-elles suffisamment compte de l’écriture théâtrale d’un romancier comme Albert Camus? Ses textes ne contiennent-ils pas en germe leur théâtralité et mettent en lumière leur « hybridité » ?
Le traitement de l’espace dans certaines nouvelles comme « Jonas », le discours des personnages comme le Renégat ou le prêche de Paneloux, l’univers axiologique de Clamence, le métadiscours qui s’apparente à une didascalie … sont autant de traces de l’appropriation du théâtre et de son insertion dans la trame du récit
Nous voulons nous interroger dans ces journées d’études sur la spécificité du discours théâtral de Camus dans ses récits. Nous pouvons nous demander si le mode de représentation mimétique est une force d’unification et d’homogénéisation des récits ou une force de déstabilisation et d’éclatement de l’univers romanesque. Pourquoi Camus éprouve-t-il le besoin d’emprunter au théâtre certains procédés qu’il exploite dans ses nouvelles et ses romans ? Quel est l’impact de l’écriture théâtrale sur le discours narratif et sur les lecteurs ? Le théâtral n’est-il pas la marque d’ironie du narrateur signalant la distance de Camus par rapport à ses personnages ?

Nous aimerions favoriser une approche poétique et stylistique. Nous proposerions quelques axes de réflexion à titre indicatif :
- Le discours théâtral et le discours narratif chez Camus
- Les manifestations du théâtral dans les textes narratifs de Camus.
- Stylistique du discours théâtral dans les récits de Camus
- Théâtralité et hybride dans les récits de Camus
- Espace, temps, théâtre et théâtralité

Comité scientifique : Guy Basset, Christiane Chaulet- Achour, Pierre Garrigues, Jeanyves Guérin, Martine Mathieu-Job, Hélène Rufat, Jean Sarocchi, Vincent Siano, Agnès Spiquel, Mustapha Trabelsi.
Comité d’organisation : Leila Euchi, Mariem Ahmed, Faycal Mezhoudi, Marwa Abid, Mouna Sassi, Lamia Riahi.

Les titres et résumés des communications, d’environ une demi-page, accompagnés d’une notice biographique sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 30 juin 2016 à :
laila.euchi@yahoo.com

Calendrier :
30 juin 2016 : Réception des propositions de communication
30 juillet 2016 : Notification aux auteurs
17-18 octobre 2016 : journées d’étude
juin 2017 : publication
Responsables : Laila Euchi et Mustapha Trabelsi

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Angers Les 20 et 21 octobre 2016
« Albert Camus et les vertiges du sacré »

Présentation :

En définissant le numineux par l’alliance de la terreur et du sens révérenciel du mystère[1], Rudolf Otto mettait l’accent sur l’ambivalence constitutive du sacré. Cette ambivalence se retrouve chez Camus : l’esprit de révolte réplique à l’idée d’un écrasement de l’homme par des forces qui le débordent, mais l’œuvre n’ignore pas la fascination de ce débordement, même si le discours qui l’accompagne le maintient résolument hors de la sphère du surnaturel. À première lecture, il semble que le rejet du sacré et de sa puissance d’écrasement se concentre dans la critique de l’esprit religieux et de ses transferts dans la sphère politique, tandis qu’une ivresse aux tonalités sacrées trouve pour terrain d’élection le chant de l’extase cosmique. La sacralisation du politique, autrement dit, susciterait une transcendance illusoire mais incarnée dans les figures bien réelles du césarisme et génératrice de dévouements aveugles et sanglants ; la sacralisation panthéiste des ivresses cosmiques cristalliserait en revanche les aspects bénéfiques d’une dilatation de l’être dans la lumière., qui participe de cette recherche constante de l’unité.
À bien y regarder cependant, la distinction entre un sacré pervers et un sacré dynamisant est plus complexe, contestant leur distribution en des sphères nettement délimitées. Camus n’ignore certes pas la grandeur ni la fécondité du don de soi, sacrificiel, à une cause et surtout à une communauté combattante, pas plus qu’il n’édulcore la violence brutale qui traverse l’accord aux forces cosmiques et les abandons euphoriques à la vie, l’ « affreuse et adorable vie » du Premier Homme. De surcroît, il semble que du sacré lui-même jaillisse le sens de la limite, le principe de mesure qui contrecarrent ses propres égarements : aux fureurs politiques et terroristes, la terreur révérencielle du sang versé oppose des interdits puissants, laissant entendre que la victoire de l’esprit de mesure est à chercher du côté d’un assainissement ou d’une réorientation du sens du sacré, plutôt que de son étouffement. Et il est assez visible que cette réorientation prend pour horizon un respect de l’homme qui attire de façon frappante le vocabulaire et les images du sacré lorsqu’il ose se nommer amour – dans l’approche, en particulier, du mystère douloureux de la figure maternelle. Au-delà (ou à cause) de cette figure tutélaire, chaque vie humaine semble revêtir un caractère sacré qui ne paraît pas négociable.
C’est donc l’articulation complexe et évolutive, au fil de l’œuvre, des représentations positives et négatives du sacré qu’il conviendra d’examiner.

PROGRAMME :

Jeudi 20 octobre :
Université d’Angers, Maison de la Recherche, amphi Germaine Tillion

10h-10h20
• Accueil, par Didier Boisson, Doyen de la Faculté de Lettres, Langues et Sciences humaines (Université d’Angers)
• Ouverture, par Élisabeth Pinto-Mathieu, Directrice du CERIEC (Université d’Angers)

Matin : La conscience du sacré
Séance présidée par Pierre-Louis Rey (Université de la Sorbonne nouvelle)

10h20-12h30

Laurent Bove (Université de Picardie Jules-Verne) :
« La différence du sacré ou la force de l’immanence chez Albert Camus »
Pierre Masson (Université de Nantes) :
« Camus, le sacre du silence »
François Vezin (Tours) :
« Qu’entend Albert Camus par « la Grèce de l’ombre » ? »
Carole Auroy (Université d’Angers) :
« Les textes narratifs brefs d’Albert Camus : expériences d’une mystique sauvage »

Après-midi : Poétique du sacré

Séance présidée par Hans Peter Lund (Université de Copenhague, Danemark)

14h-15h40
Guy Basset (Orléans) :
« Camus et les signes extérieurs du sacré »
Hervé Menou (Université d’Angers) :
« Albert Camus et la matérialité poétique du sacré »
Anne Prouteau (Université Catholique de l’Ouest) :
« Exégèse d’un exégète : le sacré chez Camus selon Claude Vigée »

16h00-17h00
Amphi Germaine Tillion
Sonia Chatzipetrou (Éditions Heridanos, Athènes)
« La perception mythique du sacré entre ivresse et mesure : Camus et la tragédie grecque »
Virginie Lupo (Université de Nice-Sophia Antipolis)
« La mise en scène du sacrifice ou la poétique de l’ascèse »

16h00-17h00 Salle Julien Gracq
Hélène Rufat (Université Pompeu Fabra de Barcelone, Espagne)
« Du « sacré mythe » au mythe sacré : Premier homme et Euphorion dans l’œuvre d’Albert Camus »
Messaoud Belhasseb (Université 8 mai 1945, Guelma, Algérie)
« Quête du sacré et exploration des vertiges intimes chez Albert Camus »

17h00-17h30

Amphi Germaine Tillion
• Alexis Lager (Lyon)
« Désert vivant ou l’obstination sacrée de la création »

Vendredi 21 octobre

Université Catholique de l’Ouest, amphi Bedouelle
9h-9h20
• Accueil, par Yannick Le Boulicaut, Doyen de la Faculté des Humanités (Université Catholique de l’Ouest)

Matin : Questions éthiques

Séance présidée par Hiroshi Mino (Vice-président de la Société des Études Camusiennes)

9h20-11h00

Marie-Thérèse Blondeau (Paris, Vice-présidente de la SEC) :
« L’insoutenable vertige du sacré dans La Peste »
Agnès Spiquel (Université de Valenciennes) :
« Les « éclats du sacré » dans le monde de la révolte »
Marylin Maeso (Université Paris-Sorbonne) :
« Albert Camus : le consentement révolté »

11h20-12h30 Salle (à préciser)
Raphael Luiz de Araujo (Université de São Paulo, Brésil)
« Le sens du sacré dans Le Mythe de Némésis »
Damien Darcis (Université de Mons, Belgique)
« Camus : la condition humaine ou le sens du sacré »

11h20-12h30 Amphi Bedouelle
Samantha Novello (Turin, Italie)
« Les enjeux de l’ »homme sacré » dans les essais philosophiques »
Rémi Larue (EHESS)
« L’Homme révolté ou la tentation de limiter la violence par le sacré »

Après-midi : Spiritualités croisées
Séance présidée par Laurent Bove (Université de Picardie Jules-Verne)

14h-15h40
• Giovanni Gaetani (Rome) :
« La conjonction impossible ? Le sens du sacré camusien au-delà de la fausse dichotomie athéisme-foi »
Hiroshi Mino (The Open University of Japan) :
« Sisyphe ou l’esprit du bushido – Camus et Shuzo Kuki »
Jean-Louis Meunier (Académie de Nîmes) :
« Albert Camus : de l’ascèse, pour la présence »
Séance présidée par Agnès Spiquel (Présidente de la Société des Études Camusiennes)

16h-17h10
Pascale Devette (Université d’Ottawa, Canada) :
« Le sacré chez Albert Camus en passant par Simone Weil : entre le vide et l’amour »
Linda Rasoamanana (Université de Mayotte) :
« Calvaires croisés : la mère camusienne et ses frères en Jésus-Christ, Mychkine et Bartleby »

17h15-17h30 Clôture du colloque

COMITE SCIENTIFIQUE :
• Antoine Garapon, Magistrat, Secrétaire général de I’Institut des Hautes Études sur la Justice.
• Raymond Gay-Crosier, Professeur émérite de Littérature française (University of Florida, États-Unis).
• Hiroshi Mino, Professeur de Littérature française (Faculté des Lettres de l’Université de Nara-joshi, Japon), Vice-Président de la Société des Études Camusiennes.
• Pierre-Louis Rey, Professeur émérite de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).
• Alain Schaffner, Professeur de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).
• Agnès Spiquel, Professeur émérite de Littérature française (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), Présidente de la Société des Études Camusiennes.

ORGANISATRICES :
Carole AUROY, Professeur de littérature française à l’université d’Angers
Anne PROUTEAU, Maître de conférences à l’Université catholique de l’ouest (Angers)

Merci d’envoyer votre proposition de communication avant le 30 mars 2016 aux adresses suivantes :
carole.auroy@univ-angers.fr
anne.prouteau@uco.fr

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Paris, Université Sorbonne Nouvelle, Appel à contribution

Pour un colloque international : « Figures et figurations des terroristes : enjeux postcoloniaux » les 23 et 24 Mars 2017

Organisateurs : Elara Bertho, Catherine Brun, Xavier Garnier

Date limite d’envoi des propositions : jeudi 30 juin 2016

L’ère du terrorisme global dans laquelle nous sommes entrés a mis en scène de redoutables figures publiques dont le potentiel de fascination reste à interroger. Les T-shirts à l’effigie de Ben Laden se portaient très couramment en Afrique subsaharienne dans les années 2000, après les événements du 11 septembre, comme si la charge sulfureuse de ce personnage avait été aussitôt assimilée et neutralisée par le corps social. Cette nouvelle configuration des réseaux d’appartenances à l’échelle mondiale autour des actes terroristes n’est sans doute pas étrangère aux enjeux potscoloniaux du monde contemporain et à la façon dont les logiques impériales perturbent les identités et les jeux d’identifications. Nous proposons d’interroger dans ce colloque la pertinence de la dimension potscoloniale du terrorisme mondialisé.

Dans Les Bannières de la révolte, l’historien Benedict Anderson montre comment la résistance des colonisés à la fin du XIXe a pu faire corps avec l’anarchisme européen et ses modes opératoires. L’Agent secret [1906] de Joseph Conrad a souvent été lu à l’aune de la crise que traverse l’empire colonial britannique au tournant du siècle. La préface de Sartre aux Damnés de la terre de Frantz Fanon a durablement orienté une lecture de cet ouvrage, et en particulier les chapitres sur la violence, dans le sens d’une apologie du terrorisme. Enfin, on pourrait multiplier les exemples d’auteurs issus aussi bien de ce qu’Achille Mbembe appelle la postcolonie, que des anciennes puissances coloniales, posant directement la question du terrorisme dans leurs œuvres. Comment interroger la figure du terroriste dans l’histoire coloniale et postcoloniale ? Quels usages sont faits d’une telle figure ? Pour servir quels états d’urgence ? Comment traite-t-on cette menace absolue, potentiellement dissimulée sous les traits du colonisé ou du migrant, depuis les conquêtes coloniales jusqu’à nos jours ? Le fait-on de la même façon ici et là ?

Parce que la controverse, notamment juridique, sur la définition du terrorisme reste ouverte, et que l’accusation de terrorisme est toujours réversible, la question des modalités de figuration du terroriste est importante. La lecture des textes littéraires est susceptible de nous aider à comprendre ces processus, qui semblent échapper aux définitions traditionnelles du personnage. Tout se passe comme si la « terreur » que provoquent les actes terroristes communiquait une énergie noire à ces figures, qui se réclament d’elle et y trouve leur tension. Comment dire ces figures spectrales, nées d’un acte de terreur, qui hantent les textes et les imaginaires ? Comment les fictions peuvent-elles mettre en mots le devenir-terroriste d’un personnage ? Quels pouvoirs imageants sont conférés à ces figures de terroristes, dont les noms inquiètent autant qu’ils fascinent ? Quelle(s) voix leur prête-t-on ? Quelle énergie cette fascination mortifère met-elle en jeu ? Si, comme on le dit souvent, la radicalisation précède la conversion idéologique, la figure du terroriste n’est-elle pas un élément-clé de cette opération ?

Parce que le monde postcolonial est un champ de forces toujours instable, le corpus littéraire qui s’y rattache abonde en personnages radicaux, nourris de violence, dont la configuration textuelle n’est pas étrangère aux représentations médiatiques de la figure du terroriste. L’analyse littéraire des processus de figuration du terroriste est un enjeu politique important du monde contemporain, notamment pour éviter que ne prospèrent dans les médias de masse les instrumentalisations abusives.

Les propositions de communication (titre, résumé de 400 mots environ) accompagnées d’un court CV sont à adresser au plus tard le 30 juin 2016, aux adresses suivantes:
catherine.brun@univ-­‐paris3.fr,
elara.bertho@gmail.com,
xavier.garnier@wanadoo.fr.

Comité scientifique : Catherine Coquio (Paris Diderot), Dominique Combe (Ens Ulm), Jane Hiddleston (Oxford University), François Zabbal (Institut du Monde Arabe)

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Paris, Collège d’Espagne de la Cité Universitaire, les 5 et 6 février 2016,

Colloque international « Le théâtre d’Albert Camus et le Siècle d’Or »

Organisé par Vincenzo Mazza, Université Paris Ouest-Nanterre, en collaboration avec la Société des Études Camusiennes, avec Histoire des Arts et Représentations (HAR) et avec le Laboratoire « Études Sur le Théâtre » (EST)

NOTE D’INTENTION

Dans notre Europe de cendres, Lope de Vega et le théâtre espagnol peuvent apporter aujourd’hui leur lumière, leur insolite jeunesse, nous aider à retrouver sur nos scènes l’esprit de grandeur pour servir enfin l’avenir véritable de notre théâtre.
Albert Camus, Le Chevalier d’Olmedo, Avant-propos

La fascination exercée sur Albert Camus par les formes théâtrales de l’Espagne du Siècle d’or ne s’observe pas seulement à travers ses adaptations de La Dévotion à la croix de Calderón ou du Chevalier d’Olmedo de Lope. Elle se manifeste aussi dans de nombreux écrits, qu’il s’agisse de conférences, de préfaces ou d’entretiens.
Le colloque pluridisciplinaire « Le Théâtre d’Albert Camus et le Siècle d’or » vise à faire avancer la réflexion sur Camus en tant qu’homme de théâtre. Ce colloque a été conçu d’une part pour les spécialistes de l’auteur de L’État de siège – un spectacle qui a été, entre autres, une tentative de faire revivre les autos sacramentales – comme une occasion de se pencher sur les sources espagnoles de Camus, d’autre part, les spécialistes du théâtre espagnol du XVIIe siècle, sont invités à mettre à jour nos connaissances des auteurs, de la dramaturgie et des pratiques théâtrales du Siècle d’or. Le dialogue que l’on se propose de favoriser entre études littéraires et études théâtrales, en passant par le théâtre de Camus, réexaminera l’influence du Siècle d’or espagnol sur le théâtre français, tant du point de vue de l’écriture dramatique que de celui de la pratique scénique.

Comité scientifique :
Fausta Antonucci (Université Roma Tre) ; Christian Biet (Université Paris Ouest-Nanterre) ; Jean Canavaggio (Université Paris Ouest-Nanterre) ; Dann Cazes (Université Iberoamericana Mexico) ; Juan-Carlos Garrot Zambrana (Université François-Rabelais) ; Vincenzo Mazza (Université Paris Ouest-Nanterre) ; Pierre-Louis Rey (Université Sorbonne-Nouvelle) ; Hélène Rufat (Université Pompeu Fabra) ; Agnès Spiquel (Université de Valenciennes) ; David Walker (Université de Sheffield)

Programme :

Vendredi 5 février
(Colegio de España, salle Louis Buñuel)

8 h 15 : Accueil des participants

9 h 15 : Ouverture

9 h 30 : Conférence plénière
Jean Canavaggio (Université Paris Ouest-Nanterre), « Camus traducteur de Calderón : La Dévotion à la croix »

10h30 Pause

10 h 45 :
Pierre-Louis Rey(Université Sorbonne-Nouvelle), « La Dévotion à la croix est-elle une pièce camusienne ? »
Adrián J. Sáez (Université de Neuchâtel), « Le bonheur de la tragédie : remarques sur La Dévotion à la croix »
Françoise Decroisette (Université Paris 8), discutante

12 h 15 :
Anke Charton (Université de Vienne), « Le mot et la mort – Camus et les autres théâtres du Siècle d’Or » (conférence en anglais)

13h Pause déjeuner

14 h 30 :
Christian Biet (Université Paris Ouest-Nanterre), « Contrepoints ibériques. Voyageurs portugais, gentilshommes espagnols et fous sévillans au début du XVIIe siècle français »

15 h 15 :
Anne Prouteau(Université catholique de l’Ouest), présidente de séance
Hélène Rufat (Université Pompeu Fabra), « Vers l’Espagne scintillante d’Albert Camus »
Yves Germain (Université Paris-Sorbonne), « Échos de l’auto sacramental caldéronien dans L’État de siège »

16h30 Pause

16 h 45 :
Juan Carlos Garrot Zambrana Université François-Rabelais), président de séance
Virginie Lupo (Université Nice-Sophia Antipolis), « Le désir dans le théâtre de Camus : héritage du Siècle d’Or ? »
Marie Sorel (Université Sorbonne-Nouvelle), « Montherlant et Camus face au théâtre espagnol du Siècle d’Or : deux sens de l’honneur et de la grandeur »

Samedi 6 février (Colegio de España, salle Louis Buñuel)

10 h 00 :
Christophe Couderc (Université Paris Ouest-Nanterre), « Le Chevalier d’Olmedo de Lope de Vega, espace dramatique et espace scénique »
Vincenzo Mazza (Université Paris Ouest-Nanterre), « Camus au 6e Festival d’art dramatique d’Angers. La mise en scène du Chevalier d’Olmedo. »
Eugène Kouchkine (Université de Picardie), discutant

11h30 Pause

11 h 45 :
Florence d’Artois (Université Paris-Sorbonne), « « Début éclatant. Assombrissement progressif ». Camus face à la mélancolie tragique du Caballero de Olmedo »
David Walker (Université de Sheffield), « Camus et tragédie d’amour dans Le Chevalier d’Olmedo »
Laura Naudeix (Université Rennes 2), discutante

13h15 Pause déjeuner

14 h 45 :
Simona Montini (Cité Internationale Universitaire de Paris), « La Dévotion à la croix selon André Antoine »
Laurette Burgholzer (Université de Vienne), « La passion espagnole. Charles Dullin à la recherche d’un théâtre « plus dépouillé, moins livresque » »
Quentin Rioual (Université Paris Ouest-Nanterre), discutant

16 h 15 :
Alexandre Roquain (Université du Maine), président de séance
Juan Carlos Garrot Zambrana (Université François-Rabelais), « L’auto sacramental : survivance d’un genre mort depuis des siècles »
Marie-Thérèse Blondeau (Vice-Présidente de la SEC), « Don Juan ou le démon de l’immanence »

17 h 30 : Pot de clôture

Adresse : Colegio de España, 7E, bd Jourdan 75014 Paris
RER B Cité Universitaire, T3 Cité Universitaire, Bus 21, Bus 67

Informations : www.etudes-sur-le-theatre.fr
Renseignements : camus.siglodeoro@gmail.com

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BNF Bibliothèque de l’Arsenal
Mercredi 14 octobre 2015 de 14h à 18h

Colloque : Edmond Charlot au coeur de l’édition 1936-1950

En 1936, Edmond Charlot (1915-2004), soutenu par son professeur de philosophie Jean Grenier, ouvre en plein coeur d’Alger une librairie, « Les Vraies Richesses », qui publie notamment les premières oeuvres d’Albert Camus et prend immédiatement place dans la vie littéraire et culturelle algéroise. Le débarquement allié du 8 novembre 1942 favorise l’essor des éditions Charlot, qui étendent leur champ de publication aux auteurs de la France combattante puis à la littérature méditerranéenne. À la Libération, la maison d’édition tente l’aventure parisienne, tout en maintenant son siège social à Alger. Elle s’ouvre alors aux plus grands noms de la littérature internationale et aux jeunes auteurs français. Après une percée spectaculaire, elle disparaît à la fin des années 1940, affaiblie par des difficultés économiques et par Edmond Charlot au coeur de l’édition 1936-1950
la forte concurrence qui divise l’édition française au lendemain de la guerre. Edmond Charlot poursuit alors ses activités de libraire-éditeur sous d’autres horizons, et joue un rôle de médiateur culturel aussi bien dans le monde de la radio que dans celui de la coopération.
Ce colloque vise à montrer le contexte historique dans lequel est née cette maison d’édition, à mettre l’accent sur son développement et sur les hommes, auteurs et administrateurs, qui l’ont permis, à souligner enfin l’originalité et les innovations des éditions Charlot dont les ouvrages sont aujourd’hui recherchés par les bibliophiles. Il veut également illustrer la diversité des engagements d’Edmond Charlot, au service de la littérature, de l’information et de la culture.
Le comité du Centenaire Edmond Charlot et la Bibliothèque nationale de France s’associent pour lui rendre hommage à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, inscrit au rang des commémorations nationales de l’année 2015.
Une présentation sous vitrines des éditions Charlot sera proposée à partir de 13 h.

Programme :

- 14h Discours inaugural
Guy Dugas, professeur à l’Institut de Recherche Intersite en Etudes Culturelles, Montpellier 3

- 14h30-15h30 Edmond Charlot, un éditeur engagé
Présidence de séance : Florence Codet, BnF
Le début de l’aventure : « Les Vraies Richesses » et les éditions Charlot (1936-1939)
Agnès Spiquel, professeur émérite à l’Université de Valenciennes et présidente de la Société des Etudes Camusiennes
Guy Basset, membre du Comité du Centenaire Edmond Charlot, fondateur de la revue Présence d’Albert Camus

- 15h30 Questions et pause

- 16h L’aventure parisienne des éditions Charlot à la Libération : contexte général, spécificité et originalité des éditions Charlot
Présidence de séance : Florence Codet, BnF
Jean-Yves Mollier, professeur d’histoire contemporaine, Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

- 16h40 – 18h Table ronde : Edmond Charlot, au service de l’édition, de l’art et de la culture (1960-2004)
Modération : Guy Basset, ancien professeur au Centre culturel d’Izmir
Avec la participation de :
- Pierre Wiehn, ancien directeur de France Inter et de la programmation d’Antenne 2
- André Lemas, ancien rédacteur en chef de France Inter
- Héliette Paris, poétesse dans la collection « Méditerranée vivante »
- Jean-Charles Domens, éditeur de la collection « Méditerranée vivante » à Pézenas

Entrée gratuite sur réservation
Inscription au 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

Bibliothèque de l’Arsenal, 1, rue de Sully – Paris 4e

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COLLOQUE INTERNATIONAL « CAMUS ET FAULKNER – ÉCRITURE ET MODERNITÉ »
Université d’Aarhus, les 29 et 30 mai 2015
Organisé par Hans Peter Lund de la Société des Études Camusiennes et Steen Bille Jørgensen Université d’Aarhus – Groupe de recherche en Modernité et Transfert Culturel

PROGRAMME
Vendredi 29 mai,
à Konferececenter, mødelokale 2
Présidente de séance : Agnès Spiquel
9h30 Steen Bille Jørgensen
Mot de bienvenue
Hans Peter Lund
Introduction
Eugène Kouchkine
« Faulkner et Camus face à Dostoiëvski: Pourquoi souffrir? »
Pierre-Louis Rey
« « Obscur à soi-même », obscur au lecteur ? Le roman américain, Faulkner et Camus. »
Hans Peter Lund
« Paraboles de guerre : A Fable (Parabole) entre La Peste et La Route des Flandres. »

14h30 Président de séance : Pierre-Louis Rey
Virginie Lupo
« Requiem pour une nonne, de Camus : Adaptation, variation ou hommage à Faulkner ? »
Philippe Forest
« Poétique du deuil, politique du deuil: Requiem pour une nonne et Les Justes. »
Brigitte Sändig
« La tragédie et la psychologie – Camus devant le roman de Faulkner Requiem for a nun

Samedi 30 mai,
à Nobelparken, Nobelsalen (1485, 123)
Président de séance : Hans Peter Lund
9h30 Clotilde Coquet
« Lyrisme – paysage et nature chez Faulkner et Camus »
Christiane Prioult
« William Faulkner et Albert Camus : Modernité et questionnement sur l’humain. »
Vincenzo Mazza
« William Faulkner au croisement de deux hommes de théâtre : Albert Camus et Jean-Louis Barrault »
12h30 Clôture

Contact / Inscription: Steen Bille Jørgensen, romsbj@dac.au.dk

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De l’absurde à la révolte. Dynamique de la pensée d’Albert Camus.
Les 25-26 février 2016, Université Jagellonne de Cracovie

Près de soixante-cinq ans ont passé depuis la publication de L’Homme révolté, considéré par Camus comme essentiel pour ses réflexions philosophiques. Loin de l’analyse individualiste qui peut être trouvée dans Le Mythe de Sisyphe, cette œuvre présente une interprétation large de la contemporanéité. Elle est dirigée, par la catégorie de la mesure, vers la recherche d’un mode de vie contraire et condamnant les solutions des totalitarismes du XXe siècle.
L’objectif de ce colloque est de discuter les aspects philosophiques des deux concepts-clés de la pensée philosophique de Camus : l’absurde et la révolte, en tenant compte de l’effet et l’importance particulière de la révolte dans l’œuvre de l’auteur.

Programme :

25 février :

9:00 Ouverture du colloque par Jarosław Górniak, doyen de la Faculté de Philosophie de l’Université Jagellonne

Panel 1: De l’absurde à la révolte : analyse de la dynamique dans la littérature et le théâtre de Camus

9:15 Marie-Thérèse Blondeau : « La Peste, de l’absurde à la révolte : les limites de l’engagement »

10:00 Eric B. Berg : « Camus’ Religious Revolt in The Plague »

10:45 Virginie Lupo : « Un personnage emblématique : Caligula, ou la pensée en action de l’absurde à la révolte »

11:45 Simon Lea : « Profound indifference : the source of revolt in the early writings of Albert Camus ».

12:30 Présentation du lauréat du concours polonais

Panel 2: : Révolte dans la pensée de Camus – aspects métaphysiques, politiques et littéraires des analyses

14:45 Christian Chevandier : « Camus, ses amis et les livres »

15:30 Ignacy S. Fiut : « Timeliness of forms of revolt by Albert Camus »

16:30 Raphael Luiz de Araújo : « Leszek Kolakowski : un déploiement possible pour la notion de révolte chez Albert Camus »

17:15 Tommaso Visone : « A “culpabilité raisonnable”. The modernity of camusian revolt »

18:00 End of Panel 2 / Fin du Panel 2

26 février

Panel 3 : De l’absurde à la révolte en contexte des analyses comparatives

9:00 George Heffernan : « The Meaningless Life Is Not Worth Living: Marcel’s Critique of Camus »

9:45 Barbara Zauli : « Le rire de Sisyphe et la danse de Zarathoustra »

10:30 Justyna Gambert : « L’Envol de J. Iwaszkiewicz (1957) : grande réponse intertextuelle à La Chute d’A. Camus (1956) »

11:30 Giovanni Gaetani : « I hope this Ireland we are fighting for is worth it » : CamusL’Homme Révolté through Ken Loach’s The Wind That Shakes the Barley.

12:15 Marcin Urbaniak : « Is the Rebel an Outsider? Albert Camus’s idea in the explanation of Colin Wilson »

Panel 4: : De l’absurde à la révolte : L’éthique camusienne en analyse contemporain

14:30 Sophie Bastien : « L’éthique camusienne comme aliment de résilience »

15:15 Damien Darcis : « Camus, lumières de la clandestinité »

16:15 Théodore Caponis : « Le droit et le devoir de tuer. De l’absurde à la révolte : le meurtre chez Albert Camus »

17:00 Maciej Kałuża : « The dynamics in meaning of absurdity and revolt. Between « La Liberté Absurde » and « L’absurde et le meurtre ». »

17:45 : Fin du Panel 4

La conférence est cofinancée par le fonds du Centre National des Sciences.

Comité scientifique:
Prof. Agnès Spiquel
Prof. Sophie Bastien
Prof. David Sprintzen
Prof. Ignacy Stanisław Fiut
Prof. Czesława Piecuch
Dr hab. Piotr Mróz

Comité d’organisation:
Dr hab. Piotr Mróz
Dr hab. Joanna Hańderek
Dr Maciej Kałuża

www.albertcamus.pl

http://albertcamus.pl/program/

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Paris 3 et 4 décembre 2013

Colloque « Camus, vu d’ailleurs. Perspectives globales sur sa vie, son œuvre et son héritage »
organisé par l’ENS (CIRPHLES, CIEPFC), le Labex TransferS, l’Institut français, l’IHSP (Univ. Paris Diderot), le CIEE, AUP et PSL

Présentation :

« Au cours de ce colloque, nous tenterons d’approcher l’œuvre de Camus d’un point de vue différent de ce qui a pu être proposé jusqu’à présent dans le champ universitaire. Il s’agira de porter l’attention sur la situation contemporaine de Camus « vue d’ailleurs », notamment hors d’Europe, hors d’Occident et même hors des cadres académiques savants. Au nombre des participants figureront des artistes, des dramaturges, des romanciers et des universitaires de différentes disciplines (philosophie, anthropologie, science politique, littérature, arts, etc.) provenant de toutes les parties du globe (en particulier, mais pas exclusivement, d’Inde, d’Extrême et de Moyen Orient, d’Europe, d’Afrique) qui se sentent en proximité intellectuelle et/ou artistique immédiate avec l’œuvre de Camus et entendent s’interroger de manière critique sur le rapport que leur travail entretient avec elle. Ce sera le premier colloque de ce genre dans les études camusiennes. »

Le 3 décembre – Fondation Deutsch de la Meurthe
Cité internationale universitaire de Paris 37 Boulevard Jourdan, Paris 14ème
De 10h à 17h – ouverture au grand public
Le 4 décembre – Paris Sciences et Lettres (amphithéâtre) 62 bis Rue Gay-Lussac, Paris 5ème
De 10h à 18h – ouverture au grand public

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Saint Petersbourg 2 et 3 Décembre 2013

IIème Colloque international sur les études comparées des langues et cultures nationales
« Albert Camus et la Russie »

organisé par Eléna Galtsova, directrice de recherche à l’Institut de la littérature mondiale de l’Académie des sciences de Russie (Moscou), et Sergueï Fokine, directeur du département des langues romanes et de traduction à l’Université nationale d’Économie de Saint-Pétersbourg.

Argument du colloque

Le but principal est de réunir, dans la mesure du possible, les efforts des comparatistes des langues et cultures différentes pour aborder l’étude comparée des rapports entretenus par Albert Camus avec la Russie intellectuelle, littéraire et politique et ceux, d’autre part, que celle-ci a établis avec l’auteur de l’Étranger, de L’Homme révolté ou de l’adaptation fameuse des Possédés de Dostoievski. C’est Camus qui a avoué, en toute amitié du lointain, dans une lettre à Boris Pasternak, écrite autour de l’histoire des Prix Nobel vers la fin des années 50, que le XIX siècle russe l’a formé et l’a nourri comme écrivain: en effet, plusieurs liens relient l’œuvre de l’écrivain français à la Russie qui s’est avérée comme un renfort incontournable dans sa recherche obstinée d’une pureté du penser et du vivre. Plusieurs faits russes sont visés dans les écrits de Camus : le roman classique du XIX siècle et le terrorisme russe du siècle dernier ; la grande poésie des premières années de la Révolution d’Octobre et la tragédie de l’autoextermination du peuple russe dans les camps lors de la dictature stalinienne ; l’épopée de la résistance de la Russie à l’invasion allemande et la chronique du durcissement de la dictature soviétique dans l’Europe d’Est. D’autre part, on peut affirmer que sans l’œuvre camusienne l’histoire culturelle de la Russie aurait été l’autre : à partir des premières publications des traductions dans la revue littéraire Novy Mir des années 60 jusqu’à la récente mise en scène du Caligula dans le Théatre des nations d’E. Mironov, la pensée révoltée d’Albert Camus accompagne ces recherches de soi-même auxquelles se consacre sans arrêt la Russie actuelle.

Communications :

- Eugène Kouchkine : « Mon cher Lazarevitch… », histoire d’une amitié
- Marylin Maeso : « L’assassin et le justicier : l’envers et l’endroit du terrorisme russe dans l’œuvre d’Albert Camus »
- Dmitri Tokarev : « Georgii Adamovicht : un parisien russe, critique et traducteur d’Albert Camus »
- Eléna Galtsova : « Les nihilistes russes dans l’œuvre d’Albert Camus et Oscar Wilde »
- Lamia Bereksi : « Vers la voie de la liberté : des Possédés de Dostoievski à L’Homme révolté d’Albert Camus »
- Dominique Porębska-Quasnik : « Un « possédé » dans la littérature française : Albert Camus et la musique »
- Alexeï N. Fatenkov : « Réalisme existentiel d’Albert Camus »
- Eléna I. Romanova : « La trace de Pouchkine dans la philosophie d’Albert Camus »
- Michaïl I. Rostchine : « La Peste d’Albert Camus et la Russie : essai d’une lecture sémantique »
- Pavel V. Krylov : « La Peste d’Albert Camus et L’Étrange défaite de Marc Bloch »
- Nadejda V. Merkoulova : « Remarques sur onomastique de L’Étranger d’Albert Camus »
- Olga Voltchek et Sergueї Fokine : « Sur l’intraduisibilité de L’Étranger d’Albert Camus »

La publication des Actes du colloque, traduits en russe, est prévue courant 2014.

Le colloque est organisé dans le cadre des Journées d’Albert Camus en Russie : le centenaire de l’écrivain français à Moscou & à Saint-Pétersbourg dont l’agencement est assuré par la coopération des plusieures institutions culturelles et scientifiques de la France et de la Russie, notamment, l’Ambassade de la France en Russie, l’Institut français en Russie, l’Institut de la littérature mondiale de l’Académie des sciences deRussie, revue littéraire « Littérature étrangère », maison d’édition «ACT »( Moscou), l’Université nationale d’Économie de Saint-Pétersbourg, l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, Collège universitaire français de l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, Institut de la littérature russe de l’Académie des sciences de Russie (Saint-Pétersbourg),Université d’Etat des sciences humaines RGGU (Moscou)

Responsable : Sergeui Fokine

Url de référence :

http://www.finec.ru/university/facul_and_dep/human/rom/

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