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SUMMARY:Journée - "L'écriture théâtrale dans les récits d'Albert Camus" (Sfax)
DESCRIPTION:Journées d’études de Sfax\, les 17 et 18 octobre 2016\, \n« L’écriture théâtrale dans les récits d’Albert Camus » \nUniversité de Sfax – Faculté des Lettres et Sciences Humaines\nUnité de Recherche en Littérature\, Discours et Civilisation (URLDC) \n« Bien qu’il ne figure pas dans la liste des « écrivains scéniques » patentés – Beckett\, Vauthier\, Genet –\, Albert Camus est l’un des dramaturges à s’être plongés avec le plus de joie dans la réalité du monde du spectacle\, scène et coulisses : auteur\, adaptateur\, acteur\, metteur en scène\, directeur de troupe et de festival\, il est un homme-orchestre du théâtre »\, souligne Benoît Barut . Camus affirmait dans une interview qu’il avait une passion pour le théâtre et que c’est le seul lieu du monde où il se sentait heureux. Il exploitait même dans ses romans et nouvelles l’efficacité dramatique de la prise de parole directe des personnages\, du temps et de l’espace scénique… Cette caractéristique de l’art camusien a retenu d’ailleurs l’attention de certains critiques. Pour Raymond Gay-Crosier\, « [la théâtralité] de Camus se situe moins sur le plan dramatique que celui de la rhétorique ». Laurent Mailhot souligne la présence « d’un intertexte dramatique et tragique\, des confrontations sur tous les plans\, les difficultés de l’amour et du dialogue ». Mais ces caractéristiques tiennent-elles suffisamment compte de l’écriture théâtrale d’un romancier comme Albert Camus? Ses textes ne contiennent-ils pas en germe leur théâtralité et mettent en lumière leur « hybridité » ?\nLe traitement de l’espace dans certaines nouvelles comme « Jonas »\, le discours des personnages comme le Renégat ou le prêche de Paneloux\, l’univers axiologique de Clamence\, le métadiscours qui s’apparente à une didascalie … sont autant de traces de l’appropriation du théâtre et de son insertion dans la trame du récit\nNous voulons nous interroger dans ces journées d’études sur la spécificité du discours théâtral de Camus dans ses récits. Nous pouvons nous demander si le mode de représentation mimétique est une force d’unification et d’homogénéisation des récits ou une force de déstabilisation et d’éclatement de l’univers romanesque. Pourquoi Camus éprouve-t-il le besoin d’emprunter au théâtre certains procédés qu’il exploite dans ses nouvelles et ses romans ? Quel est l’impact de l’écriture théâtrale sur le discours narratif et sur les lecteurs ? Le théâtral n’est-il pas la marque d’ironie du narrateur signalant la distance de Camus par rapport à ses personnages ? \nNous aimerions favoriser une approche poétique et stylistique. Nous proposerions quelques axes de réflexion à titre indicatif :\n– Le discours théâtral et le discours narratif chez Camus\n– Les manifestations du théâtral dans les textes narratifs de Camus.\n– Stylistique du discours théâtral dans les récits de Camus\n– Théâtralité et hybride dans les récits de Camus\n– Espace\, temps\, théâtre et théâtralité \nComité scientifique : Guy Basset\, Christiane Chaulet- Achour\, Pierre Garrigues\, Jeanyves Guérin\, Martine Mathieu-Job\, Hélène Rufat\, Jean Sarocchi\, Vincent Siano\, Agnès Spiquel\, Mustapha Trabelsi.\nComité d’organisation : Leila Euchi\, Mariem Ahmed\, Faycal Mezhoudi\, Marwa Abid\, Mouna Sassi\, Lamia Riahi. \nLes titres et résumés des communications\, d’environ une demi-page\, accompagnés d’une notice biographique sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 30 juin 2016 à :\nlaila.euchi@yahoo.com \nCalendrier :\n30 juin 2016 : Réception des propositions de communication\n30 juillet 2016 : Notification aux auteurs\n17-18 octobre 2016 : journées d’étude\njuin 2017 : publication\nResponsables : Laila Euchi et Mustapha Trabelsi
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SUMMARY:Colloque - Albert Camus et les vertiges du sacré (Angers)
DESCRIPTION:« Albert Camus et les vertiges du sacré » \nAngers\, les 20 et 21 octobre 2016 \nPrésentation : \nEn définissant le numineux par l’alliance de la terreur et du sens révérenciel du mystère[1]\, Rudolf Otto mettait l’accent sur l’ambivalence constitutive du sacré. Cette ambivalence se retrouve chez Camus : l’esprit de révolte réplique à l’idée d’un écrasement de l’homme par des forces qui le débordent\, mais l’œuvre n’ignore pas la fascination de ce débordement\, même si le discours qui l’accompagne le maintient résolument hors de la sphère du surnaturel. À première lecture\, il semble que le rejet du sacré et de sa puissance d’écrasement se concentre dans la critique de l’esprit religieux et de ses transferts dans la sphère politique\, tandis qu’une ivresse aux tonalités sacrées trouve pour terrain d’élection le chant de l’extase cosmique. La sacralisation du politique\, autrement dit\, susciterait une transcendance illusoire mais incarnée dans les figures bien réelles du césarisme et génératrice de dévouements aveugles et sanglants ; la sacralisation panthéiste des ivresses cosmiques cristalliserait en revanche les aspects bénéfiques d’une dilatation de l’être dans la lumière.\, qui participe de cette recherche constante de l’unité.\nÀ bien y regarder cependant\, la distinction entre un sacré pervers et un sacré dynamisant est plus complexe\, contestant leur distribution en des sphères nettement délimitées. Camus n’ignore certes pas la grandeur ni la fécondité du don de soi\, sacrificiel\, à une cause et surtout à une communauté combattante\, pas plus qu’il n’édulcore la violence brutale qui traverse l’accord aux forces cosmiques et les abandons euphoriques à la vie\, l’ « affreuse et adorable vie » du Premier Homme. De surcroît\, il semble que du sacré lui-même jaillisse le sens de la limite\, le principe de mesure qui contrecarrent ses propres égarements : aux fureurs politiques et terroristes\, la terreur révérencielle du sang versé oppose des interdits puissants\, laissant entendre que la victoire de l’esprit de mesure est à chercher du côté d’un assainissement ou d’une réorientation du sens du sacré\, plutôt que de son étouffement. Et il est assez visible que cette réorientation prend pour horizon un respect de l’homme qui attire de façon frappante le vocabulaire et les images du sacré lorsqu’il ose se nommer amour – dans l’approche\, en particulier\, du mystère douloureux de la figure maternelle. Au-delà (ou à cause) de cette figure tutélaire\, chaque vie humaine semble revêtir un caractère sacré qui ne paraît pas négociable.\nC’est donc l’articulation complexe et évolutive\, au fil de l’œuvre\, des représentations positives et négatives du sacré qu’il conviendra d’examiner. \nPROGRAMME :  \nJeudi 20 octobre :\nUniversité d’Angers\, Maison de la Recherche\, amphi Germaine Tillion \n10h-10h20\n• Accueil\, par Didier Boisson\, Doyen de la Faculté de Lettres\, Langues et Sciences humaines (Université d’Angers)\n• Ouverture\, par Élisabeth Pinto-Mathieu\, Directrice du CERIEC (Université d’Angers) \nMatin : La conscience du sacré\nSéance présidée par Pierre-Louis Rey (Université de la Sorbonne nouvelle)\n\n10h20-12h30 \n• Laurent Bove (Université de Picardie Jules-Verne) :\n« La différence du sacré ou la force de l’immanence chez Albert Camus »\n• Pierre Masson (Université de Nantes) :\n« Camus\, le sacre du silence »\n• François Vezin (Tours) :\n« Qu’entend Albert Camus par « la Grèce de l’ombre » ? »\n• Carole Auroy (Université d’Angers) :\n« Les textes narratifs brefs d’Albert Camus : expériences d’une mystique sauvage »\n\nAprès-midi : Poétique du sacré\nSéance présidée par Hans Peter Lund (Université de Copenhague\, Danemark) \n14h-15h40 \n• Guy Basset (Orléans) :\n« Camus et les signes extérieurs du sacré »\n• Hervé Menou (Université d’Angers) :\n« Albert Camus et la matérialité poétique du sacré »\n•  Anne Prouteau (Université Catholique de l’Ouest) :\n« Exégèse d’un exégète : le sacré chez Camus selon Claude Vigée » \n16h00-17h00\nAmphi Germaine Tillion\n• Sonia Chatzipetrou (Éditions Heridanos\, Athènes)\n« La perception mythique du sacré entre ivresse et mesure : Camus et la tragédie grecque »\n• Virginie Lupo (Université de Nice-Sophia Antipolis)\n« La mise en scène du sacrifice ou la poétique de l’ascèse » \n16h00-17h00  Salle Julien Gracq\n• Hélène Rufat (Université Pompeu Fabra de Barcelone\, Espagne)\n« Du « sacré mythe » au mythe sacré : Premier homme et Euphorion dans l’œuvre d’Albert Camus »\n• Messaoud Belhasseb (Université 8 mai 1945\, Guelma\, Algérie)\n« Quête du sacré et exploration des vertiges intimes chez Albert Camus »\n\n17h00-17h30\nAmphi Germaine Tillion\n• Alexis Lager (Lyon)\n« Désert vivant ou l’obstination sacrée de la création »\n\nVendredi 21 octobre\nUniversité Catholique de l’Ouest\, amphi Bedouelle\n9h-9h20\n• Accueil\, par Yannick Le Boulicaut\, Doyen de la Faculté des Humanités (Université Catholique de l’Ouest)\n\nMatin : Questions éthiques\nSéance présidée par Hiroshi Mino (Vice-président de la Société des Études Camusiennes)\n\n9h20-11h00 \n• Marie-Thérèse Blondeau (Paris\, Vice-présidente de la SEC) :\n« L’insoutenable vertige du sacré dans La Peste »\n•  Agnès Spiquel (Université de Valenciennes) :\n« Les « éclats du sacré » dans le monde de la révolte »\n• Marylin Maeso (Université Paris-Sorbonne) :\n« Albert Camus : le consentement révolté » \n11h20-12h30  Salle (à préciser)\n• Raphael Luiz de Araujo (Université de São Paulo\, Brésil)\n« Le sens du sacré dans Le Mythe de Némésis »\n• Damien Darcis (Université de Mons\, Belgique)\n« Camus : la condition humaine ou le sens du sacré » \n11h20-12h30  Amphi Bedouelle\n• Samantha Novello (Turin\, Italie)\n« Les enjeux de l’ »homme sacré » dans les essais philosophiques »\n• Rémi Larue (EHESS)\n« L’Homme révolté ou la tentation de limiter la violence par le sacré » \nAprès-midi : Spiritualités croisées\nSéance présidée par Laurent Bove (Université de Picardie Jules-Verne) \n14h-15h40\n• Giovanni Gaetani  (Rome) :\n« La conjonction impossible ? Le sens du sacré camusien au-delà de la fausse dichotomie athéisme-foi »\n• Hiroshi Mino (The Open University of Japan) :\n« Sisyphe ou l’esprit du bushido – Camus et Shuzo Kuki »\n• Jean-Louis Meunier (Académie de Nîmes) :\n« Albert Camus : de l’ascèse\, pour la présence »\nSéance présidée par Agnès Spiquel (Présidente de la Société des Études Camusiennes) \n16h-17h10 \n• Pascale Devette (Université d’Ottawa\, Canada) :\n« Le sacré chez Albert Camus en passant par Simone Weil : entre le vide et l’amour »\n• Linda Rasoamanana (Université de Mayotte) :\n« Calvaires croisés : la mère camusienne et ses frères en Jésus-Christ\, Mychkine et Bartleby » \n17h15-17h30 Clôture du colloque \nCOMITE SCIENTIFIQUE :\n• Antoine Garapon\, Magistrat\, Secrétaire général de I’Institut des Hautes Études sur la Justice.\n• Raymond Gay-Crosier\, Professeur émérite de Littérature française (University of Florida\, États-Unis).\n• Hiroshi Mino\, Professeur de Littérature française (Faculté des Lettres de l’Université de Nara-joshi\, Japon)\, Vice-Président de la Société des Études Camusiennes.\n• Pierre-Louis Rey\, Professeur émérite de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).\n• Alain Schaffner\, Professeur de Littérature française (Université Paris3-Sorbonne nouvelle).\n• Agnès Spiquel\, Professeur émérite de Littérature française (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis)\, Présidente de la Société des Études Camusiennes. \nORGANISATRICES :\nCarole AUROY\, Professeur de littérature française à l’université d’Angers\nAnne PROUTEAU\, Maître de conférences à l’Université catholique de l’ouest (Angers) \nMerci d’envoyer votre proposition de communication avant le 30 mars 2016  aux adresses suivantes :\ncarole.auroy@univ-angers.fr\nanne.prouteau@uco.fr
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