Christian Phéline, Agnès Spiquel-Courdille, Albert Camus, militant communiste (Alger 1935-1937), suivi d’une correspondance entre Amar Ouzegane et Charles Poncet (1976), Gallimard, 2016, 396 p.

À la rentrée de 1935, Albert Camus, porté par son « goût de la justice », adhère à ce qui deviendra l’année suivante le Parti communiste d’Algérie (PCA) et s’attache à la création d’une Maison de la Culture et du Théâtre du Travail. L’expérience, où il s’était promis de « garder les yeux ouverts », ne dépasse pas deux ans. Elle inspirera durablement la prévention de l’écrivain à l’égard de toutes formes de stalinisme.
La compréhension de cet épisode est aujourd’hui profondément renouvelée par des documents et souvenirs inédits remontant aux acteurs directs, par le témoignage enfin publié de l’ancien dirigeant communiste Amar Ouzegane, par des archives en provenance du Komintern jusque-là inaccessibles, mais aussi par une relecture attentive de plusieurs écrits de Cmnus lui-même.
On y vérifie que celui-ci a bien été écarté du PCA pour ne pas s’être résigné à la répression frappant les premiers nationalistes algériens issus de l’Étoile nord-africaine ; et qu’en ce temps de procès de Moscou, la mesure s’inscrit dans une longue série d’exclusions qui conduit à des règlements de comptes jusqu’après les massacres de 1945. On y redécouvre pourtant toute la vivacité de compagnonnages politiques et culturels qui, de manière parfois inattendue, se prolongent au sein de la Résistance algéroise, puis parmi les «Libéraux» de l’après-1954.
Le trajet de Camus militant communiste interroge ainsi, tour à tour, les déconvenues du Front populaire, les impasses de la politique du PCF sur la question coloniale, le lien entre combats démocratiques, quête d’une culture méditerranéenne et attentes d’une algérianité pluraliste, en même temps qu’il côtoie «l’absurde et l’inutile» auxquels, face aux réalités d’appareil, s’expose un engagement sincère.

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De Camus :

- Correspondance (et autres textes) Albert Camus / André Malraux (1941-1959) : trente-six lettres, des rencontres et des échanges, Gallimard, collection blanche. Édition établie, présentée et annotée par Sophie Doudet.

- Requiem pour une nonne, d’après William Faulkner par Albert Camus, septembre 2016 (Folio Théâtre). Édition de Pierre-Louis Rey.

Sur Camus :

Livres :

- Alice Kaplan, En quête de L’Étranger [Looking for The Stranger], traduit de l’anglais (États-Unis) par Patrick Hersant, Gallimard, coll. « Hors-série ».

Abd al Malik, Camus, l’art de la révolte, chez Fayard.

- Louis Bénisti, On choisit pas sa mère. Souvenirs sur Albert Camus, L’Harmattan.

- Jean-Marie Papapietro, L’énigme Camus, une passion algérienne, texte de la pièce jouée à Montréal en 2014, avec des photos de Michael Slobodian et des annexes, Les éditions de la Pleine Lune, Lachine, 2016.

- (Re)lire Albert Camus. Études Interdisciplinaires, sous la direction de Fernando Gomes, Odete Jubilado, Carla Castro et Margarida Reffóios, éditions Le Manuscrit. Actes du Congrès international qui s’est tenu à l’Université d’Evora (Portugal) en 2013. Contributions de Jeanyves Guérin (Paris III Sorbonne nouvelle), António Càndido Franco (Université d’Evora), Jean Sarocchi (Toulouse), Marie-Gabrielle Nancey-Quentin de Gromar.d (Paris-Sud 11), Sebastian Hüsch (Pau et des pays de l’Adour), Maria do Carmo Cardoso Mendès (Universidade do Minho), Màrio Avelar (Université Alberta de Lisbonne), Fernando Gomes (Université d’Evora), Eva Voldřichova Bérànkova (Université Charles de Prague), Odete Jubilado (Université d’Evora), Carlos J. F. Jorge (Université d’Evora), Carla Ferreira de Castro (Université d’Evora), Christine Zurbach (Université d’Evora), Vincenzo Mazza (Paris Ouest-Nanterre).

- A Writer’s Topography. Space and Place in the Life and Works of Albert Camus, edited by Jason Herbeck and Vincent Grégoire, Leiden-Boston, Brill-Rodopi, 2015

- Philippe Pelletier, Albert Camus, Elisée Reclus et l’Algérie. Les « indigènes de l’univers », Le Cavalier bleu Éditions, 2015.

- L’Homme révolté. Albert Camus, 1913-1960, édité et introduit par Mervi Helkkula et Anne Riippa, 2015 aux Publications romanes de l’Université de Helsinki (Finlande). Il réunit les textes de cinq communications présentées lors d’une journée d’étude organisée le 20 octobre 2010, à Helsinki. Contributions de Jeanyves Guérin, « Un juste », Pierre-Louis Rey, « Dernier duel entre Camus et Sartre : Le Premier Homme et Les Mots », Maurice Weyembergh, « « Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment il faut se conduire »», Anne Riippa, « Albert Camus’n suhde kristinuskoon : Kristillisen etiikan puolustus » (ou comment la pensée de Camus se nourrit notamment du christianisme), Sari Salin, « Ei se ole minun syyni. » Syyllisyys ja kieltäminen Albert Camus’n ja Jorma Korpelan romaaneissa » (parallèle entre le sentiment de culpabilité chez Camus et chez l’écrivain finlandais Jorma Korpelan.

Maurice Mauviel, Labyrinthe algérien, Passé masqué, Passé retrouvé, avec un avant-propos de Fatima Moussa-Benaci de l’Université d’Alger, L’Harmattan, coll. « Espaces interculturels », 2015.

Articles:

- Catherine Camus, « Mon père était un libertaire », interview par Sylvie Crossman, Le Nouvel Observateur, 19 juin 2016 [à l'occasion de la nouvelle édition de Camus, écrits libertaires (1948-1960), rassemblés et présentés par Lou Marin, chez Indigène éditions].

- Roland Gori, « Camus, reviens ! La tragédie d’un monde… », L’Humanité, 6 mai 2016. Une méditation sur le monde actuel à la lumière du texte de Camus, L’Avenir de la tragédie (conférence à Athènes, avril 1955).

- Dans Jean-Claude Xuereb par Jean-Louis Vidal, reprise de « À propos d’Albert Camus. L’enfant de Belcourt », Autre Sud, 2009.

- Christian Chevandier, « Les Renseignements généraux à l’écoute d’Albert Camus », Vingtième Siècle, Revue d’Histoire, n° 29, janvier-mars 2016, rubrique « Archives », p. 163-166.

- Hans Peter Lund, « Le temps des meurtriers. L’opposition d’Albert Camus aux totalitarismes de l’après-guerre », Formes de l’opposition culturelle et représentations identitaires dans l’Europe des totalitarismes, Communication interculturelle et littérature, n° 22, 2015, p. 29-44.

Autour de Camus
:

Edmond Charlot passeur de culture, actes du colloque Montpellier-Pézenas, centenaire Edmond Charlot 2015, sous la direction de Guy Dugas, Pézenas, éditions Domens, http://www.domens.fr/

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Agrégation Lettres Modernes – Littérature comparée
« Inspirations méditérranéennes. Aspects de l’essai au XXe siècle. »

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE AUTOUR DE NOCES ET L’ÉTÉ D’ALBERT CAMUS

I. OUVRAGES (OU PARTIES D’OUVRAGES) SUR NOCES ET/OU L’ÉTÉ

Analyses et réflexions sur Albert Camus Noces, collectif, Maryse Adam-Maillet, Paul-Laurent Assoun,… Michel Bernier, Paris, Ellipses, « Expérience du présent », 1998. Expériences du présent : « La pensée et le mouvant », Henri Bergson, « Noces », Albert Camus,

« Les grands chemins », Jean Giono / Jacques Dubucs, Mikaël Cozic, Sophie-Aude Picon, Denis Labouret, sous la direction de Marie-Christine Bellosta, Paris, Belin, 1998.

L’épreuve littéraire : expériences du présent : Camus, « Noces », Giono, « Les grands chemins », Bergson, « La pensée et le mouvant », par Geneviève Bussac,… Hervé Duchêne,… Jacques Gaudier,… Alexandre Tomadakis,…, sous la direction de Hervé Duchêne, Rosny-sous-Bois,Bréal, 1998.

BROWN, James W. « Sensing », « seeing » and « saying » in Camus’s Noces : a Meditative Essay, Amsterdam et New York, Rodopi, 2004.

GRENIER, Roger. « Noces », « L’Été », Albert Camus soleil et ombre, Paris, Gallimard, coll. « Folio, n°2286, 1987, p. 65-72 et p. 283-290.

SANTERRE, Jean-Paul. Leçon littéraire sur « Noces » d’Albert Camus, Paris, Presses universitaires de France, 1998.

WEIS, Marcia. The Lyrical Essays of Albert Camus : « Une longue fidélité », Ottawa, ÉditionsNaaman, 1976.

II. ARTICLES, NOTICES, COMPTE-RENDUS AUTOUR DE NOCES ET/OU L’ÉTÉ

ABDELKRIM, Zedjiga. « Noces : Notice » in CAMUS Albert, OEuvres complètes, I, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2006, p. 1227-1233.

ABDELKRIM, Zedjiga. « L’écrivain et la Méditerranée », Bulletin de la Société des études camusiennes, n° 87, mai 2009, p. 8-13. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

ALPER, Ayse, « Noces et L’Eté : Un aspect négligé de la pensée camusienne. », Littera 26, Juin 2010, p. 31-38.

BASSET, Guy. « Respirer à fond la Méditerranée. J. Grenier / A. Camus » (à propos du colloque de Rome « Inspirazioni mediterranee », 13 avril 2006), Bulletin de la Société des études camusiennes, n°78, mai 2006, p. 31-38. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

BLONDEAU, Marie-Thérèse. Compte rendu du colloque « Albert Camus et Jean Grenier : la chance de trouver un maître », Bulletin de la Société des études camusiennes, Gênes, 24 janvier 2005, n°75, mai 2005, p. 13-17. URL : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/category/sec/bulletins/

FROMILHAGUE, Catherine. « Inspirations méditerranéennes. Le paysage et son double dans Noces et L’Eté », Albert Camus, l’histoire d’un style, sous la direction d’Anne-Marie Paillet, Academia / L’ Harmattan, 2013, p. 173-188.

GUÉRIN, Jeanyves. « Essai », Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 271-273.

JACCOTTET, Philippe. « Le dernier livre de Camus », Écrits pour papier journal, Paris, Gallimard, 1994.

LUND, Hans Peter. « L’Été de Camus, un recueil de mythes », Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte 34, 2010, p. 375-386.

MATHIEU-JOB, Martine. « L’Été », Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 286-287.

MONTE, Michèle. « Sobriété et profusion: une rhétorique du paysage dans Noces et L’Été d’Albert Camus », Mont-de-Marsan, Babel, 7, 2003, p. 230-254. URL : http://babel.revues.org/1418

QUILLIOT, Roger, « L’Été : Notice » in CAMUS Albert, Essais, Paris, Éditions Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, p. 1817-1828.

QUILLIOT, Roger, « Noces : Notice » in CAMUS Albert, Essais, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, p. 1332-1335.

REY, Pierre-Louis, « Noces ». Dictionnaire Albert Camus (sous la direction de Jeanyves Guérin), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2009, p. 616-620.

REY, Pierre-Louis. « L’Été : Notice » in CAMUS Albert, OEuvres complètes, III, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2008, p. 1320-1333.

REY, Pierre-Louis « L’Été, variations sur un thème solaire », Présence d’Albert Camus, Aurillac, SEC, n°6, 2014, p. 34-51.

III. TRAVAUX UNIVERSITAIRES CONSACRÉS À NOCES ET/OU À L’ÉTÉ (THÈSE,MÉMOIRE DE MAÎTRISE OU DE MASTER).

ABOUT, Gaëlle. Le bonheur dyonisiaque dans les premiers textes de Camus : « L’Envers etl’endroit, Noces, La mort heureuse, L’Été », 1981, Mémoire de maîtrise, Lettres modernes, Dijon, 1981.

CARALP, Hélène. Thématique de la lumière : étude de vocabulaire de « Noces » et « L’Été » d’Albert Camus, 1975, Thèse de troisième cycle, Lettres, Nice. 1974, sous la direction de Pierre Guiraud.

CHOBERT, Anouck. Le lyrisme et le monde dans « Noces » et « L’Eté » d’Albert Camus, Mémoire de maîtrise, Lettres modernes, Lyon 2, 2003, sous la direction de Jean-François Louette.

LUNAAS HOLT. Lise Marie, Camus et l’essai. Une lecture de « Noces » et « L’Été », Mémoire de Master, Département des langues étrangères, Université de Bergen, Mai 2013, sous la direction de Christophe Pradeau. URL : https://bora.uib.no/bitstream/handle/1956/6728/106843412.pdf? sequence=1

IV. OUVRAGES (OU PARTIES D’OUVRAGES) COMPLÉMENTAIRES

AUDISIO, Gabriel. Jeunesse de la Méditerranée, Gallimard [1935], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

AUDISIO, Gabriel. Jeunesse de la Méditerranée II. Sel de la Mer, Gallimard [1936], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

AUDISIO, Gabriel. Ulysse ou l’intelligence, Gallimard [1945], Paris Gallimard, coll. Blanche, 2002.

GRENIER Jean. Inspirations méditerranéennes [1940], Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire », n°384, 1998.

GRENIER Jean. Les Îles (préface d’Albert Camus) [1933], Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire », n°11,1977.

VALÉRY Paul. « Inspirations méditerranéennes », Variété, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1968.

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De Camus
Dans Roland Barthes, Album. Inédits, correspondances et varia, Seuil, mai 2015, une lettre de Camus à Roland Barthes.

Sur Camus :
Livres :
Edward J. Hughes, Albert Camus, Reaktion Books, « Critical Lives », London, 2015.
Camus, au présent, Association Coup de Soleil Rhône-Alpes, sous la coordination de Fafia Djardem, Espaces Littéraires, L’Harmattan, 2015
Philippe Pelletier, Albert Camus, Élisée Reclus et l’Algérie, les  » indigènes de l’univers « , Paris, Le Cavalier bleu éditions, 2015, 160 p.

Articles
Agnès Spiquel « D’un recueil à l’autre : Noces et L’Été », Méthode !, Agrégations de lettres 2016, Vallongues, Bandol, 2015, p. 207-212.
Vincent Grégoire, « L’argent n’a pas d’odeur : argent, mensonge et morale dans Le Premier Homme d’Albert Camus », Romance Notes, vol. 55, n° 1, Chapel Hill, 2015.

Revue
Algérie-Littérature/Action « Camus, cet étranger de plus en plus familier ». Mai-octobre 2014, MARSA éditions.

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Appel à souscription jusqu’au 1er juin, préalable à la publication de Edmond Charlot Catalogue raisonné d’un éditeur méditerranéen, Ed Domens, 380 p., 1000 illustrations. A l’occasion du centenaire d’Edmond Charlot, éditeur algérois et premier éditeur d’Albert Camus.
editions.domens@domens.fr

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Albert Camus, Kaligoula, traduction en créole martiniquais, Jean-Marc Rosier, Fort-de-France, K. Éditions, 2015, 160 p

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Charles Poncet

Camus et l’impossible Trêve civile

Textes établis, annotés et commentés par Yvette Langrand, Christian Phéline et Agnès Spiquel-Courdille

Hors série connaissance, Presse nationale Françoise d’Avout, Gallimard

Résumé

Le 22 janvier 1956, à la demande de quelques amis musulmans et européens, Albert Camus lance à Alger un « Appel pour une trêve civile ». Alors que déjà une guerre multiplie ses victimes, il s’agit d’obtenir des forces en présence qu’elles évitent au moins de tuer des êtres innocents.
Tandis que l’extrême-droite l’assiège aux cris de « A mort Camus ! Mendès au poteau ! », la réunion reçoit le soutien des Églises comme de Ferhat Abbas. Amar Ouzegane est là, membre du comité d’initiative mais aussi émissaire inavoué du FLN. Deux semaines plus tard, Guy Mollet cède aux ultras de l’Algérie française. La voie est ouverte aux pouvoirs spéciaux, à la Bataille d’Alger puis à la surenchère des violences.
Vingt ans plus tard, Charles Poncet, le plus proche des amis algérois de Camus, entreprend le récit de ce qui fut l’ultime moment de fraternisation des deux communautés. Resté inédit, ce document remarquable, qui relate aussi une forte histoire d’amitiés, est ici publié, éclairé par des informations et commentaires et par une lucide correspondance entre Poncet et Ouzegane sur les leçons de cette initiative de la dernière chance.
Après quatre autres décennies et par-delà son échec immédiat, le choix d’humanité que portait l’appel de 1956 résonne aujourd’hui avec une force intacte. Alors même qu’à la dérive meurtrière du fondamentalisme risquent de répondre le refus de l’Autre ou une escalade sécuritaire, le seul combat n’est-il pas de conserver possible une vie commune où tous trouvent à s’exprimer librement dans le respect de chacun ?

L’auteur

Charles Poncet (New York 1909-Nice 1995) commence à travailler à treize ans comme employé de l’armement Schiaffino. En 1935, il rencontre Camus à Alger et intègre très vite le premier cercle de ses amis algérois. En 1945, il devient chef des ventes de l’éditeur Edmond Charlot, qui avait publié le premier livre de Camus. Membre du groupe des libéraux d’Alger, c’est lui qui suggère, fin 1955, de demander l’aide de Camus. En 1962, il est un temps pigiste à Radio-Alger. Il s’installe définitivement à Nice en 1968. Toute sa vie, il reste fidèle à Camus, écrivant ses souvenirs ou intervenant dans des colloques.

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Les Actes du Colloque de Cerisy « Camus, l’artiste » qui s’est tenu à Cerisy en août 2013 sous la direction de Sophie Bastien, Anne Prouteau et Agnès Spiquel, viennent d’être publiés.

« Albert Camus se définissait comme artiste plus que comme écrivain… C’est ce rapport de Camus à l’art que [les organisatrices et les contributeurs de l’ouvrage ont] voulu explorer : à son art, aux artistes, à d’autres arts en particulier, à l’art en général » (extrait de la p.4 de couverture).

Le sommaire de l’ouvrage est le suivant :
- Être artiste
- Admirer
- Être fidèle à la beauté
- « Donner une forme »
- Répondre à l’impératif éthique

Il fera l’objet d’un compte-rendu détaillé dans une prochaine revue de la Société des Études Camusiennes

Pour vous le procurer, vous pouvez utiliser le bon de commande à partir du lien suivant :

Camuslartiste_commande

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Le n° 23 de la Série Albert Camus (direction : Philippe Vanney) vient de sortir :

L’Algérie de Camus, Philippe Vanney ed., Série Albert Camus n° 23, La Revue des Lettres modernes, Classiques Garnier, 2014

Sommaire :

Avant-propos, par Philippe Vanney

I. L’Algérie de Camus
1. L’Algérie : héritage patrimonial d’Albert Camus, par Zedjiga Abdelkrim.
2. Alger capitale culturelle ? par Guy Basset.
3. Rêver de Tipasa ? par André Abbou.
4. Le Clair-obscur de l’Algérie de Camus, par Chia-hua Hsu.
5. De l’Algérie de Montherlant à l’Algérie de Camus, par Agnès Spiquel.
6. La Trace du père, recherche de filiation : Albert Camus, Maïssa Bey et Hamid Grine, par Christiane Chaulet Achour.
7. L’Algérie et l’Allemagne de Camus — une opposition extrême, par Brigitte Sändig.
8. Algérie 1959. Camus gaulliste? De Gaulle camusien?, par Philippe Vanney.
9. Camus, un Français d’Algérie? le rêve de la coexistence avec les Arabes dans Le Premier Homme, par Yosei Matsumoto.
10. Le Premier Homme : quatre lectures de la rive sud, par Amina Azza Bekkat, Ismaïl Abdoun, Afifa Bererhi, Naget Khadda.
La Fin d’un monde, par Amina Azza Bekkat..
Cet étranger si proche et si lointain, par Ismaïl Abdoun.
Le Premier homme : Récit de soi ou Histoire clivée de l’Autre, par Afifa Bererhi.
Le Premier homme : le livre de la dernière chance, par Naget Khadda.
Pour conclusion, par Naget Khadda.

II. Études
1. Peut-on rire avec Albert Camus?, par Madalina Grigore-Muresan.
2. L’Homme révolté est-il antimoderne?, par Harutoshi Inada.
3. Baudelaire et Camus — penser la peine de mort, par Ève Morisi.

III. Bibliographie Thématique
Albert Camus et l’Algérie, par Marie-Thérèse Blondeau et Christiane Chaulet Achour.

Pour tout savoir sur les numéros précédents de la Série Albert Camus :

http://www.lettresmodernesminard.org/camus-seacuterie.html

Pour les adhérents de la SEC, une réduction est consentie. Voir bon de commande avec réduction à la fin de ce numéro

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Martin Rodan, Camus et l’Antiquité, Peter Lang, 2014.

Présentation de l’éditeur : Camus écrit dans ses Carnets : « Nous devons à l’antiquité le peu que nous valons. » En se référant aux vastes lectures et aux nombreux commentaires d’Albert Camus sur les œuvres philosophiques et littéraires gréco-latines et sur la Bible, ce livre entend montrer que l’antiquité constitue pour Camus le sol fertile dans lequel ses forces créatrices s’enracinent, le terreau où son œuvre prend corps : plus il s’inspire de l’antiquité, plus son œuvre devient originale. Une analyse détaillée de ses œuvres philosophiques (Noces, Le Mythe de Sisyphe, L’Homme Révolté) et littéraires (L’Étranger, L’Exil et le Royaume, La Chute), permet à l’auteur de cet ouvrage de reconsidérer les thèmes majeurs de la pensée de Camus comme le bonheur, l’absurde et la révolte, et d’appréhender sous un jour nouveau ses grands personnages littéraires, tels Meursault, Caligula, Janine ou Clamence.

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