Résumés

Matthieu Donnarumma et Rémi Baudouï : « Camus et Nietzsche. À propos des Actuelles (1944-1948) »

Les analyses de la philosophie grecque sur la pensée d’Albert Camus ont décelé au fil du temps l’importance du Nietzsche de La Naissance de la tragédie du point de vue de la pensée d’un monde nihiliste et de l’absurde libéré de Dieu. Dans la double perspective de l’analyse de la réception de Nietzsche en France chez les intellectuels et de l’analyse de l’œuvre, l’écrivain est à la fois profondément marqué par le philosophe tout en s’en affranchissement au fil du temps. La Seconde Guerre mondiale et son cortège de désolations marquent une rupture dans sa passion nietzschéenne. Elle le conduit dans L’Homme révolté à dépasser les contradictions du rapport entre pessimisme et messianisme pour proposer comme seule alternative au renoncement, l’engagement dans les affaires du siècle quel qu’en soit le prix de la victoire et surtout de l’échec. Les Actuelles, 1944-1948, qui précèdent la publication de L’Homme révolté, interrogent dans ses chroniques, pourtant placées sous les mânes de Nietzsche, les modalités de sa distanciation critique des points de vue de l’histoire, de la justice et de la politique.

 

Samara Fernanda A. O. de Lócio e Silva Geske,L’écrivain corrige la création divine : la genèse de la section « Révolte et art » de L’Homme révolté »

Dans une note sur La Peste, Camus écrit « le médecin, ennemi de Dieu, il lutte contre la mort », or à partir de la lecture de L’Homme Révolté nous pouvons bien étendre cette épithète à l’écrivain, car nous y découvrons que la création artistique est l’une des expressions de la révolte humaine contre sa condition. En ce sens, il est intéressant de remarquer que dans la section « Révolte métaphysique », il est question surtout des écrivains dont la révolte s’avère comme un geste blasphémateur contre le Dieu créateur. Mais l’effort des écrivains cités est plutôt de détruire ou d’anéantir la création divine. Dans « Révolte et art », Camus approfondit la question et propose une solution en apparence positive : la correction de la création à travers l’art. Comme dans toute son oeuvre, il rejette la réponse chrétienne, celle de la grâce, et se met du côté des « damnés ». Ces quelques références montrent qu’en rédigeant « Révolte et art », Camus s’insère dans une problématique qui émerge tout particulièrement à cette époque en France, à savoir, les relations de la création artistique et de la métaphysique pensée à partir de la perspective chrétienne, à travers tout un ensemble de critiques et philosophes catholiques. Nous constatons que Camus n’ignore pas cette question lorsque nous nous penchons sur les oeuvres qu’il consulte et les références que nous pouvons retrouver dans cette section de son essai. Notre objectif sera donc d’élucider brièvement la rédaction de « Révolte et Art » à partir du manuscrit Agnely et lire sa genèse à la lumière des discussions sur les rapports entre l’art et la métaphysique connues et/ou citées par Camus et ses retentissements sur la rédaction de « Révolte et Art ».

Cécile Beslé, « Lire Camus avec Ricœur : Les trois stades de la symbolique du mal de La Mort heureuse à La Chute

Partant de l’analyse proposée par le philosophe Paul Ricœur des trois stades de la symbolique du mal – archaïque, éthique et supraéthique, Cécile Beslé étudie la présence des symboles primaires du mal que sont la souillure, le péché et la culpabilité dans l’écriture narrative camusienne et plus particulièrement dans La Mort heureuse et dans La Chute. Ces deux œuvres ont valeur de pôles illustrant le chemin parcouru par l’auteur dans son approche littéraire du mal. Le mal, perçu initialement comme extérieur, tend à s’intérioriser et à se complexifier. Cette évolution va de pair avec la disparition claire des frontières entre le bien et le mal, la difficulté de la relation à autrui et la question cruciale de la liberté individuelle face au mal.

Arezou Davdar (Omni)Présence d’Albert Camus en Iran

Albert Camus, figure emblématique de la littérature du XXe siècle, a profondément influencé l’Iran par ses réflexions sur l’absurde, la révolte et la condition humaine. Ses œuvres, largement traduites, ont captivé écrivains, traducteurs et penseurs iraniens, trouvant un écho dans les bouleversements socio-politiques du pays. Des romans comme L’Étranger et La Peste, ainsi que des pièces telles que Caligula, ont été adaptés pour refléter les réalités locales, devenant des références dans la littérature et le théâtre iraniens. Des auteurs comme Jalâl Âl-e Ahmad et des poètes comme Ahmad Châmlou s’inspirent de Camus, intégrant ses thèmes dans leurs créations. Les incessantes retraductions de ses textes, leurs ventes rapides et les fréquentes mises en scène témoignent de son impact dans la politique, la société, l’art et la philosophie en Iran. Cet article analyse la réception de Camus, de la sphère littéraire à la presse, en passant par les milieux universitaires et le grand public. Ses idées sur la tyrannie et la justice reflètent les luttes iraniennes, suggérant une exploration future de son influence sur des arts modernes comme le cinéma.

 

Jean-Pierre Barou, « Es-tu camusien ou sartrien ? »

Cette question, qui me fut posée par Daniel Cohn-Bendit, continue de s’élever comme un mur infranchissable. En choisir un, c’est éliminer l’autre. Certes, un affrontement a bel et bien existé entre les deux écrivains, Sartre assénant à Camus ce jugement à propos de L’Homme révolté paru en 1951 et qui suscita l’admiration de Hannah Arendt : « Et si votre livre témoignait de votre incompétence philosophique ? » Camus produisit une réponse officielle dans laquelle il se refusait d’être, contrairement à Sartre, « au service de l’histoire » – déjà, en 1948, il avait opposé « l’esprit historique », conduisant à ses yeux à un nihilisme immoral, à « l’artiste », que la beauté protège de cette démesure. Et une réponse officieuse : une pièce, L’Impromptu des philosophes, restée quasiment secrète jusqu’en 2006 – Sartre y est caricaturé sous les traits de « M. Néant ». Fallait-il en rester là ? C’était figer Camus et Sartre dans des rôles périmés, oublier que Sartre devait à partir des années 70 plonger dans la question morale jusqu’à interroger le « phénomène religieux. » Oublier l’intérêt que Camus ne cessa de porter lui-même à cette question, à la responsabilité : « Je me révolte, donc nous sommes. » Ne pas tenir compte de la convergence qui les unit au-delà de cette dispute, c’est les figer dans une posture mortifère.

Abstracts

(Merci au traducteur David Walker)

Matthieu Donnarumma et Rémi Baudouï : « Camus et Nietzsche. À propos des Actuelles (1944-1948) »

The analyses of the influence of Greek philosophy on Camus’ thought have, over time, uncovered the importance of the Nietzsche of The Birth of Tragedy as regards his reflections on a nihilist world and on the absurd freed from God. From a dual perspective embracing an analysis of the reception of Nietzsche by intellectuals in France and an analysis of the work itself, the writer emerges as deeply marked by the philosopher even while breaking free from him with the passage of time. The Second World War and its ensuing desolations mark a break in his passion for Nietzsche. In L’Homme révolté this leads him to go beyond the contradictions in the relation between pessimism and messianism to propose, as the only alternative to renunciation, involvement in the events of the material world whatever may be the price of victory or indeed failure. Actuelles, 1944-1948, which precedes the publication of L’Homme révolté, investigates in its texts on current affairs, albeit under the aegis of Nietzsche, the modes of a critical distanciation from the perspectives of history, justice and politics.

 

Samara Fernanda A. O. de Lócio e Silva Geske, « L’écrivain corrige la création divine : la genèse de la section « Révolte et art«  de L’Homme révolté »

In a note on La Peste, Camus writes, « The doctor, the enemy of God, struggles against death » : from a reading of L’Homme révolté we can extend this epithet to the writer, for we discover here that artistic creation is one of the expressions of the human revolt against the human condition. In this sense, it is interesting to note that in the section entitled « Metaphysical revolt », the subject is above all writers whose revolt constitutes a blasphemous gesture against God the creator. But the revolt of the writers in question aims primarily to destroy or erase the divine creation. In « Revolt and art », Camus returns to the issue and proposes a solution which appears to be positive : the correction of creation by means of art. As in all his work, he rejects the Christian response, that of grace, and sides with the « damned ». These references show that in writing « Revolt and art », Camus locates himself within a problematic which emerges specifically in the France of that era, that is to say, the relationship between artistic creation and metaphysics considered in a Christian perspective, through a whole body of Catholic critics and philosophers. We note that Camus is not unaware of this of this question when we consider the works that he consults and the references we find in this section of his essay. Our aim is to elucidate briefly the writing of « Revolt and art » on the basis of the Agnely manuscript, and to read its development in the light of the discussions of the relationship between art and metaphysics which Camus knew and/ or cited, and their echoes in the composition of « Revolt and art ».

 

Cécile Beslé, « Lire Camus avec Ricœur : Les trois stades de la symbolique du mal de La Mort heureuse à La Chute

Based on the analysis proposed by the philosopher Paul Ricœur of the three stages of the symbolism of evil–archaic, ethical and supra‑ethical, Cécile Beslé studies the presence of the primary symbols of evil that are defilement, sin and guilty in Camus’ narrative writing and more particularly in A Happy Death and The Fall. These two novels have the value of poles illustrating the path taken by the author in his literary approach to evil. Evil, initially perceived as external, tends to become internalized and complex. This evolution goes hand in hand with the disappearance of the boundaries between good and evil, the difficulty of the relationship with others and the crucial question of individual freedom in the face of evil.

 

Arezou Davdar, « (Omni)Présence d’Albert Camus en Iran ».

Albert Camus, a key figure of 20th-century literature, has left a profound mark on Iran through his reflections on the absurd, revolt, and the human condition. His works have gained significant traction among Iranian writers, translators, and thinkers, resonating with the country’s socio-political upheavals. Translated extensively, his books — such as The Stranger and The Plague — and plays like Caligula have become staples in Iranian literature and theatre, often adapted to reflect local realities. Authors like Jalâl Âl-e Ahmad and poets like Ahmad Châmlou draw inspiration from Camus, weaving his themes of absurdity and rebellion into their works. The constant retranslations of his texts, their widespread sales, and frequent theatrical performances highlight his broad influence across Iranian politics, society, art, and philosophy. This article explores Camus’ reception in Iran, tracing his impact from literary circles to the press, academia, and general readership. His ideas offer a lens to examine tyranny, justice, and individual revolt, mirroring Iran’s own struggles. The study suggests further research into his influence on modern Iranian art forms like cinema.

 

Jean-Pierre Barou, « Are you a Camusian or a Sartrean ? »

This question, put to me by Daniel Cohn-Bendit, continues to stand like an impenetrable wall. To choose one is to eliminate the other. Of course, a confrontation did exist between the two writers, with Sartre telling Camus, in reference to L’Homme révolté published in 1951 and much admired by Hannah Arendt : « And what if your book testifies to your philosophical incompetence ? » Camus produced an official reply in which he refused to be, as Sartre was, « at the service of history» – already, in 1948, he had opposed « the historical spirit », leading in his eyes to immoral nihilism, to « the artist », whom beauty protects from this excess. And an unofficial response : a play, L’Impromptu des philosophes, which remained virtually secret until 2006 – in which Sartre is caricatured as « Mr. Nothingness ». Should we have left it at that ? To do so was to freeze Camus and Sartre in outdated roles, forgetting that Sartre was to delve into the moral question from the 1970s onwards, even to the point of reflecting on the « religious phenomenon ». To forget Camus’s own interest in this question, in responsibility : « I revolt, therefore we are ». Ignoring the convergence that unites them beyond this dispute is to freeze them in a barren posture.

Resumenes

(Merci au traducteur Enzo Loï)

Matthieu Donnarumma et Rémi Baudouï : « Camus y Nietzsche. Acerca de los Actuales I (1944-1948) »

Los análisis de la filosofía griega sobre el pensamiento de Albert Camus han descubierto, a lo largo de los años, la importancia del Nietzsche de El nacimiento de la tragedia desde el punto de vista del pensamiento de un mundo nihilista y del absurdo liberado de Dios. Desde la doble perspectiva del análisis de la recepción de Nietzsche en Francia entre los intelectuales y del análisis de la obra, el escritor se ve a la vez profundamente influido por el filósofo y al mismo tiempo se libera de él con el paso del tiempo. La Segunda Guerra Mundial y toda la gama de sus desolaciónes marcaron una ruptura en su pasión nietzscheana. En El hombre rebelde, le llevó a ir más allá de las contradicciones de la relación entre pesimismo y mesianismo, proponiendo que la única alternativa a la renuncia es comprometerse en los asuntos del siglo, sea cual sea el precio de la victoria y, sobre todo, del fracaso. Las Actuales I, 1944-1948, que preceden a la publicación de El hombre rebelde, cuestionan en estas crónicas, a pesar de estar influidas por el pensamiento de Nietzsche, las formas en que Camus se distancia críticamente de los puntos de vista de la historia, la justicia y la política.

 

Samara Fernanda A. O. de Lócio e Silva Geske, El escritor corrige la creación divina : la génesis de la sección « Rebeldía y arte » de El hombre rebelde”

 

En una nota sobre La peste, Camus escribe que « el médico, enemigo de Dios, lucha contra la muerte», pero tras la lectura de El hombre rebelde podemos extender este epíteto al escritor, porque descubrimos que la creación artística es una de las expresiones de la rebelión humana contra su condición. En ese sentido, es interesante observar que en la sección «Rebeldía metafísica», la atención se habla de los escritores cuya rebeldía resulta ser un gesto blasfemo contra el Dios creador. Pero el esfuerzo de estos escritores es más bien destruir o aniquilar la creación divina. En « Rebelión y arte», Camus profundiza la cuestión y propone una solución aparentemente positiva : la corrección de la creación a través del arte. Como en toda su obra, rechaza la respuesta cristiana, la de la gracia, y toma partido por los « condenados ». Estas pocas referencias demuestran que, al escribir « Rebelión y arte», Camus se inscribe en una problemática que surgía especialmente en aquella época en Francia, a saber, las relaciones entre la creación artística y la metafísica pensada desde una perspectiva cristiana, a través de todo un grupo de críticos y filósofos católicos. Observamos que Camus no ignora esta cuestión cuando nos fijamos en las obras que consulta y en las referencias que podemos encontrar en esta sección de su ensayo. Nuestro objetivo será, pues, dilucidar brevemente la redacción de « Rebeldía y arte» a partir del manuscrito Agnely y leer su génesis a la luz de los debates sobre las relaciones entre arte y metafísica conocidos y/o citados por Camus y sus repercusiones en la redacción de « Rebeldía y arte».

Cécile Beslé, « Leer Camus con Ricoeur : Las tres etapas del simbolismo del mal desde La muerte feliz hasta La Caída

Basándose en el análisis del filósofo Paul Ricœur sobre los tres estadios del simbolismo del mal -arcaico, ético y supraético-, Cécile Beslé examina la presencia de los símbolos primarios del mal -la profanación, el pecado y la culpa- en la narrativa camusiana, en particular en La muerte feliz y La Caída. Estas dos obras sirven de polos que ilustran el camino seguido por el autor en su enfoque literario del mal. El mal, percibido inicialmente como exterior, tiende a interiorizarse y a hacerse más complejo. Esta evolución va acompañada de la clara desaparición de las fronteras entre el bien y el mal, de la dificultad de relacionarse con los demás y de la cuestión crucial de la libertad individual frente al mal.

Arezou Davdar (Omni)Presencia de Albert Camus en Irán

Albert Camus, figura emblemática de la literatura del siglo XX, ejerció una profunda influencia en Irán a través de sus reflexiones sobre el absurdo, la rebeldía y la condición humana. Sus obras, ampliamente traducidas, han cautivado a escritores, traductores y pensadores iraníes, encontrando eco en las convulsiones sociopolíticas del país. Novelas como El extranjero y La peste, obras de teatro como Calígula, han sido adaptadas para reflejar las realidades locales, convirtiéndose en referentes de la literatura y el teatro iraníes. Autores como Jalâl Âl-e Ahmad y poetas como Ahmad Châmlou se inspiraron en la obra de Camus, incorporando sus temas a sus creaciones. Las incesantes retraducciones de sus textos, sus rápidas ventas y sus frecuentes puestas en escena demuestran su impacto en la política, la sociedad, el arte y la filosofía de Irán. Este artículo analiza la recepción de Camus, desde el ámbito literario hasta la prensa, pasando por los círculos académicos y el público en general. Sus ideas sobre la tiranía y la justicia reflejan las luchas iraníes, lo que sugiere una futura exploración de su influencia en artes modernas como el cine

Jean-Pierre Barou, «  ¿Eres camusiano o sartreano? »

Esta pregunta, que me planteó Daniel Cohn-Bendit, sigue alzándose como un muro infranqueable. Elegir a uno es eliminar al otro. Es cierto que hubo un enfrentamiento entre los dos escritores, y que Sartre le dijo a Camus lo siguiente a propósito de El hombre rebelde, publicado en 1951 y muy admirado por Hannah Arendt: « ¿Y si su libro atestigua su incompetencia filosófica? ». Camus dio una respuesta oficial en la que, a diferencia de Sartre, se negaba a estar « al servicio de la historia » – ya en 1948 había contrapuesto « el espíritu histórico », que en su opinión conducía al nihilismo inmoral, al « artista », a quien la belleza protegía de este exceso. Y una respuesta oficiosa : una obra de teatro, El impromptu de los filósofos, que permaneció prácticamente secreta hasta 2006, en la que Sartre es caricaturizado como el « Señor Nada ». ¿Habría que dejarlo así? Hacerlo sería congelar a Camus y Sartre en papeles anticuados, olvidando que Sartre iba a profundizar en la cuestión moral a partir de los años setenta, hasta el punto de cuestionar el «fenómeno religioso». Olvidar el interés que el propio Camus nunca dejó de mostrar por esta cuestión, por la responsabilidad: «Me rebelo, luego existimos». Ignorar la convergencia que les une más allá de esta disputa es congelarles en una postura mortífera.

Vous pouvez commander ce numéro (et les précédents) au prix de 12 € le numéro (+ 3 € de frais de port pour la France) à l’adresse de l’association :

18 avenue René Coty, 75014 Paris

Sommaire

 

Texte :

Albert Camus, « Une interview peu connue ? », présentée par David H. Walker.

 

Contributions :

Matthieu Donnarumma et Rémi Baudouï, « Camus et Nietzsche. À propos des Actuelles (1944-1948) ».

Samara Fernanda A. O. de Lócio e Silva Geske, « L’écrivain corrige la création divine : la genèse de la section « Révolte et art » de L’Homme révolté ».

Cécile Beslé, « Lire Camus avec Ricœur : Les trois stades de la symbolique du mal de La Mort heureuse à La Chute ».

Arezou Davdar, « (Omni)Présence d’Albert Camus en Iran ».

Jean-Pierre Barou, « Es-tu camusien ou sartrien ? ».

 

Travaux universitaires :

Messaoud Mzara, « Roman et être : la fiction d’Albert Camus à la lumière de la philosophie de Heidegger ».

 

Document :

« En attendant Requiem pour une nonne », Le Figaro littéraire, samedi 22 septembre 1956. Propos recueillis par Dominique Arban.

 

Comptes-rendus :

Anne Prouteau, Camus chez les Justes (Agnès Spiquel) ; RLM, La postérité de Camus (Pierre-Louis Rey) ; Albert Camus, Actuelles IV (Agnès Spiquel) ; Faris Lounis et Christian Phéline, Retrouver Camus, Bordeaux, éditions Le Bord de l’eau, collection « Camus XXI » (Christian Chevandier), Rémi Larue, Albert Camus et la violence. À l’épreuve du « siècle de la peur » (Denis Salas) ; Alessandro Bresolin, Camus et Job (Anne-Marie Tournebize) ; Vivien Matisson, La Monstruosité du langage dans les récits après 1945. Une génération tardive (Io Wanatabe) ; Alexis Lager et Rémi Larue, Albert Camus et la nature contre l’histoire (Michel Laplace).

 

Bibliographie 

 

Vie de la Société des Études Camusiennes 

 

Hommage à Fernande Bartfeld

In memoriam (Denis Charbit)

Bibliographie (Guy Basset)

 

Abstracts